Notre critique du tome 1 de « Perfect Crime »

Plusieurs crimes non élucidés agitent la police de Tokyo. Aucune arme du crime na été découverte mais un point commun relie ces affaires mystérieuses : la présence, chaque fois, d'un homme d'allure sombre sur les lieux. Et si ce suspect était l'artisan suprême du crime parfait... Bienvenue dans le monde de Tadashi Usobuki!

Notre critique du tome 2 de « Jojolion »

Le jeune homme amnésique échappe de peu à la mort grâce au retour inattendu de Yasuho dans l'appartement. La bagarre tourne en sa faveur mais leur agresseur ne leur apprend rien de très pertinent : celui qu'il veut vraiment tuer ressemble au jeune homme mais n'est pas lui. Le mystère grandit quand la prochaine découverte du jeune couple se trouve être un cadavre!

Notre critique du tome 1 de « Cheeky Love »

Yuki la taciturne trop sérieuse est devenue manager du club de basket par amour pour Kido, le capitaine. Un amour à sens unique. Lorsque le turbulant et taquin Naruse entre dans l'équipe, Yuki pense d'abord qu'il aime se moquer d'elle mais pas au point qu'il s'amuse en venant lui déclarer sa flamme. Serait-il sérieux ?

Notre critique de « Yuko »

Anthologie de Ryoichi Ikegami, Yuko dépeint à travers douze récits les liens immuables entre l'amour, le désir, le dévouement et le sacrifice, l'amour instrument de pouvoir ultime qui unit et sépare les êtres jusqu'à l'inélucatble fin...

Notre critique du tome 1 de « Overlord »

L'univers du MMORPG Yggdrasil va être supprimé, évènement qui désole le créateur de l'avatar Momonga, chef de la Guilde la plus puissante et la plus célèbre de ce monde. Mais le moment venu, il n'est pas déconnecté de force, au contraire, rien ne semble avoir changé autour de lui... sauf que tout paraît étrangement plus réel...

Notre critique du tome 1 de « Nuisible »

Ryôichi fait sans cesse le même cauchemar dans lequel il est entouré de cadavres et se fait attaquer par une superbe fille aux longs cheveux noirs et voilà qu'un jour, elle devient réelle et intègre sa classe! Pire : Ryôichi ressent une vraie terreur en sa présence. Mais qui est-elle? Et pourquoi les attaques d'insectes se mutliplient-elles depuis qu'elle est apparue?

Notre critique de « Qualia Under the Snow »

Akio ne s'intéresse plus aux autres depuis qu'enfant il a eu le coeur brisé en même temps que sa famille. Mais depuis qu'il a sympathisé avec son voisin Umi, il ne peut s'empêcher d'être intrigué par ce garçon qui semble aussi triste que lui... Au fil du temps, leur amitié va les changer tous deux et réveiller leur coeur glacé par les chagrins passés.

Notre critique du tome 2 de « Given »

Leur premier concert approche mais Mafuyu n'a toujours écrit aucune parole pour leur nouvelle chanson! Agacé, Uenoyama ne manque pas de lui reprocher son manque d'engagement au sein du groupe alors que, secrètement, il angoisse d'entendre ce que Mafuyu pourrait chanter de cet amour perdu qui le garde prisonnier...

Notre critique du tome 33 de « Higanjima »

Akira pensait avoir vaincu Miyabi mais celui-ci se relève, affaiblit par l'injection destinée à le rendre mortel mais plus féroce que jamais. A bout de forces, Akira doit puiser dans toute sa volonté pour abattre le maître vampire...

dimanche 26 février 2017

Notre critique du tome 1 de « Overlord »

Critique Manga, Manga, Ototo, Overlord, Reki Kawahara, Seinen, Sword Art Online,

Critique Manga, Manga, Ototo, Overlord, Reki Kawahara, Seinen, Sword Art Online,
Dessinateur : Hugin Mayama
Chara-design : So-Bin
Scénariste : Satoshi Oshio
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Fantastique, Baston, Humour
Public : Tout public
Sortie : 4 janvier 2017
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

« Je m’appelle Ainz Ooal Gown […] me vaincre vous est impossible ». Il y a quelques jours encore, celui que l’on connaît dans tout Yggdrasil comme le seigneur Momonga, grand maître de la Guilde Ainz Ooal Gown mourrait sous les coups de ses ennemis, se faisant éjecter du meilleur DMMO-RPG du monde pour la énième fois. Mais cette nuit, le monde d’Yggdrasil va être définitivement supprimé. C’est pour rendre hommage à leur aventure commune dans ce jeu que les membres de la guilde devaient se réunir mais beaucoup ne se sont même pas connectés et les autres quittent l’ultime réunion avant l’heure fatidique, pour le plus grand dépit du créateur de Momonga. Lui décide de rester, parce qu’il aime ce monde comme s’il était réel, parce qu’il lui a consacré tant d’heures pour le créer, le faire vivre, y vivre une vie plus exaltante que la réalité… Il reste et constate que l’heure passée, il est encore là et Yggdrasil aussi ! Du moins le pense-t-il. Mais seuls les PNJ répondent présents. Alors que la situation devient plus claire pour lui, le créateur de Momonga, prisonnier du monde virtuel, commence à envisager qu’il pourrait devenir le maître absolu de cet univers qu’il connaît par cœur et aime par-dessus tout… Mais si ce monde n’était pas Yggdrasil ?

D’emblée, Overlord ne laisse aucun doute : ce sera une nouvelle série se déroulant dans un univers de jeu video ultra sophistiqué, un MMORPG comme on en trouve dans les récits de Reki Kawahara. A tort ou à raison, le succès de Sword Art Online inspire bien des publications à tel point que l’on peut se demander si cette multiplication de titres vaut l’original. Avec ce premier tome d’Overlord, on doute un peu mais il est difficile de trancher : si les premières pages placent le lecteur en terrain connu, le développement bouscule les partis pris, favorisant une narration franchement plus typé Fantasy.

Le fait de ne garder du personnage principal aucune information de sa réelle identité, de focaliser la narration sur son avatar, son amour du monde virtuel et ses manœuvres d’adaptation sans jamais faire allusion à un quelconque malaise de voir son esprit prisonnier d’un jeu video est déjà une très bonne façon de se démarquer des séries du genre. Pas à pas, alias Momonga redécouvre l’univers virtuel qui lui évoque Yggdrasil puisque, sans assistance extérieure au jeu, plusieurs éléments ont disparu : ses compagnons de jeu et alliés autres que les PNJ, l’accès à un inventaire ou des commandes spécifiques etc… Il doit donc, se familiariser avec les règles de ce nouveau monde, vérifier si certains pouvoirs fonctionnent encore et si les liens et les relations établis avec les PNJ de la Guilde perdurent. En quelques pages, le lecteur suit donc les pas du héros, entre incertitudes assez vite apaisées et dialogues souvent très amusants avec les PNJ. Une vérité se fait jour : ce n’est pas Yggdrasil et bien qu’en ce monde inconnu il ait retrouvé la guilde Ainz Ooal Gown avec sa forteresse (Tombeau de Nazarick), ses serviteurs, l’apparence et les pouvoirs de son avatar, il lui reste beaucoup à découvrir.

Une rapide exploration lui apprend que certains cherchent à imposer la loi du plus fort, et qu’ils ressemblent beaucoup à des monstres d’Yggdrasil. Ils se font appeler la Théocratie de Slane et jusqu’ici seuls les Guerriers du Royaume de Reestize leur opposait une résistance bien que le rapport de forces soit déloyal. C’est donc assez naturellement que l’on suit le raisonnement du héros : puisqu’il n’existe plus que lui comme seigneur de la Guilde la plus puissante, puisqu’il est resté très fort et qu’il peut compter sur ses PNJ, de vrais petits soldats aux capacités variées, qu’est-ce qui l’empêche de partir à la conquête de ce monde, d’en devenir le maître tout-puissant, bref de devenir quelqu’un ?

La thématique principale est installée, portée par un personnage à la fois mystérieux et charismatique. Il aime son nouveau monde et devient fermement décidé non seulement à s’en rendre maître mais surtout à s’opposer à toute entité qui souhaiterait le transformer en quelque chose de franchement sombre et vil.

A ses côtés, les PNJ sont aussi différents qu’amusants, suffisamment bien conçus pour séduire le lecteur et remplir de vrais rôles dans le récit. Sebas l’homme de confiance, et les gardiens des niveaux de la Guilde, tous de puissants guerriers : Albedo la séductrice dévergondée et pot de colle prête à tout pour son seigneur qu’elle aime follement, les jumeaux Aura et Mare, Shalltear Bloodfallen le vampire pur, Cocytus, et Demiurge. La fine équipe hétéroclite part donc non pour faire régner la paix mais déclarer la guerre aux oppresseurs. Sur son chemin, Momonga qui s’est rebaptisé Ainz Ooal Gown va rencontrer non seulement des ennemis qui lui rappellent des monstres combattus dans Yggdrasil mais aussi de potentiels futurs alliés. On savoure les accents comiques qui reviennent souvent tant dans les dialogues que dans le dessin, apportés par les PNJ lors de leurs disputes pour avoir les faveurs du seigneur ou bien lorsque notre héros, avec son physique très particulier de squelette doit se déguiser pour affronter les peuples de son nouveau monde sans les faire fuir.

Ce graphisme si étonnant en matière de chara-design du personnage principal n’est pas sans charme bien que celui des autres protagonistes soit assez standardisé. On reconnaît l’influence volontaire des créateurs de jeux vidéo nippon dans chaque entité oeuvrant au service du héros mais chacun des choix faits s’allie bien à leur rôle et à leur caractère. Les décors sont plutôt sporadiques, placés lors des changements de lieux afin de situer l’action mais rien de remarquable une fois que l’on a quitté les entrailles très dark fantasy de la base dite du Tombeau de Nazarick. La mise en scène soutient parfaitement la narration, passant aisément du comique à l’action, associant bien les dialogues avec le dynamisme de la mise en cases.

En réduisant les considérations existentielles de son héros à l’abandon total en une nouvelle forme de vie qui voit dans son état de prisonnier du monde virtuel une destinée grandiose s’offrir à lui, Overlord balaye rapidement le contexte DMMO-RPG du récit pour le reléguer derrière un fort accent proche de la pure Fantasy. Choix malin ou pas, ce sera au public d’en juger par la suite bien que le charme opère déjà en partie grâce à un héros qui en jette et à de nombreuses questions laissées en suspens.

Points forts : 
  • Base du récit connue mais qui évolue avec originalité 
  • Alliance contexte jeu video RPG et pure Fantasy 
  • Rapide entrée dans le récit Pas mal de pistes à suivre 
  • Équilibre humour, action, découverte d’un nouveau monde 
  • Récit dynamique 
  • Personnage principal charismatique 
  •  Personnages secondaires bien conçus 
  • Chara-design à la fois inspirés des jeux video et original pour le héros 
  • Mise en scène au service du récit 
  • Arrières plans en faible quantité mais qui plantent bien le décor 
  • Édition française de qualité 

Points faibles : 
  • Glisser du concept jeu vidéo vers de la pure Fantasy peut décevoir les fans du genre 

Verdict : Un Très Bon Tome !!! 

La musique du nouvel opening de My Hero Academia a été dévoilée

My Hero Academia Saison 2, Actu Japanime, Japanime, Kenshi Yonezu, Peace Sign,

Un trailer de My Hero Academia offrant un aperçu du prochain opening a été mis en ligne.

Le site officiel de My Hero Academia a permis de découvrir la musique qui sera utilisée par l'opening de la saison 2 ! Son nom est « Peace Sign » et elle est interprétée par Kenshi Yonezu. Dernièrement, ce musicien japonais a également réalisé le second ending de March comes in like a lion.

La nouvelle saison de My Hero Academia débutera le 25 mars 2017 par un épisode récapitulatif.


« Un nouveau défi attend les seconde A : le championnat de Yuei, un des événements sportifs les plus attendus au Japon ! Pour nos apprentis héros, c'est l'occasion rêvée de se faire remarquer par des professionnels... Inutile de dire que la compétition est rude ! »

Source : Site officiel

Notre critique de « Yuko »

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,
Dessinateur : Ryoichi Ikegami
Scénariste : Ryoichi Ikegami
Éditeur : Delcourt / Tonkam
Collection : Seinen
Genre : Drame
Public : Public averti
Site officiel : Non
Sortie : 4 janvier 2017
Prix : 19,99€
Statut de la série : Terminée en 1 tome

Mangaka surdoué surtout connu en Europe par son empreinte indéfectiblement attachée au magnifique manga Crying Freeman, Ryoichi Ikegami est enfin révélé avec cette anthologie de douze récits où se mêlent désir, amour, mort, tragédie et jeux de pouvoirs. « Yuko », icône des héroïnes de chacune de ces histoires, nous fait chavirer, dans les bras d’une naïve amoureuse détruite par la lâcheté de son amant, d’une maîtresse qui se plaît à faire croire à sa mort pour mieux posséder cet homme marié qui ne sera jamais vraiment sien, de la fille d’un peintre de cour renommé et dévoré d’orgueil qui ne peut que vivre otage dans le château du seigneur auquel elle ne se donnera jamais, d’une épouse jouée par un comédien et traînée publiquement dans la boue jusqu’au geste ultime… A travers les époques, toutes incarnent la dualité fragile entre sacrifice et dévouement.

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,

Le parcours version française des œuvres de Ryoichi Ikegami est un chemin de croix. Il suffit de chercher à se procurer la série complète Crying Freeman (éditions Kabuto aujourd’hui disparues) pour le comprendre. Après un essai publié par les éditions Tonkam, Nouvelles de Littérature Japonaise, on ne peut que se féliciter que le duo Delcourt-Tonkam reprennent l’aventure par la publication de cette anthologie baptisée Yuko.

Si on connaissait ou pensait connaître l’art de Ryoichi Ikegami, cet ouvrage est une claque. Le maigre entretien retranscrit en fin de tome le confirme : le mangaka a très (trop) souvent travaillé d’après des scénarios qui n’étaient pas de lui (c’est notamment le cas avec Crying Freeman écrit par Koike Kazuo) et bien que certaines thématiques ou interprétations graphiques d’alors se révèlent conformes à ce que nous révèle Yuko, l’originalité de son écriture saute aux yeux.

Exit le machisme pur et dur des récits de mafieux balafrés et grimaçants, arme ou sabre au point, exercice auquel il prête tout son talent, le monde écrit et peint dans Yuko affirme une profondeur psychologique passionnante, une interprétation presque obsessionnelle des travers humains, résolument en marge des codes d’une société rangée et bien pensante.

L’indépendance artistique de Ryoichi Ikegami flamboie dans ces récits unis autour d’une thématique dérangeante et pourtant séduisante par son parfum d’interdit, de non-dits, riche d’une vérité universelle trahie par l’aveuglement volontaire de nos sociétés, celle que l’expression absolue de l’amour n’a rien de doux et de désintéressé. Pour Ikegami, l’amour est à la fois violent, cruel, un sacrifice calculé, un dévouement égoïste, une quête du plaisir transcendant tout. Rejetant le rôle que l’industrie du manga lui a conféré, celui de dessinateur qui doit prioriser le divertissement au risque de perdre en créativité et en crédibilité, et fort de ses succès, Ikegami offre les thématiques qui l’habitent depuis ses débuts mais furent trop souvent déniées de publication car trop sombres ou comment l’accumulation de déceptions et de frustrations amoureuses, sexuelles, professionnelles, maritales, artistiques peut radicalement transformer un être et l’entraîner, parfois avec ses proches, au fond du désespoir.

Naturellement, l’expérience du mangaka se retrouve dans ces récits. La mise en scène de la violence urbaine, du sadisme de certains personnages de Crying Freeman, Heat ou Sanctuary se trace un chemin dans Yuko où le sadomasochisme est très présent : jeux de cordes, étranglement érotique, piercing bien (mal) placé… Graduellement, Ikegami explore les retombées psychologiques de telles pratiques dès lors qu’elles sont associées à autre chose que des jeux amoureux ludiques. Cette fascination touchant à la désacralisation du sadomasochisme intellectualisé par des artistes tels que Seiu Itô (Elle s’appelait Yuko) offre un écrin idéal à la vision de la femme par Ikegami, de même que les œuvres tragiques de Kyôka Izumi (Le Donjon), Kan Kikuchi (Un Amour de Tôjurô) et Ryûnosuke Akutagawa (L’Enfer) qu’il a adapté ici en plus de ses propres histoires.

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,
Illustration couleur pour l'histoire courte titrée L'Enfer

« Yuko » est multiple, aussi multiple que ses différentes versions de Yuko qui peuvent tout aussi bien être les différentes facettes de la même femme ou de LA femme visualisée par le prisme du mangaka. Elle y est toujours victime, un peu ou totalement, mais elle demeure conquérante et victorieuse parce que plus forte que l’homme à assumer et jouer avec la fausse fragilité de sa condition. Elle est l’objet de désir par excellence, pour lequel les hommes sont prêts à tout, abandonnant leur statut, leur carrière, leur réputation, leur amour-propre, leur famille, leur fortune... Loin d’être négative, cette image sublime la femme en toutes circonstances, qu’elle soit catin ou innocente, est maîtresse de son destin et de son corps, forte d’avoir transcendé la douleur physique, le chagrin de la trahison et de la cruauté, compris que le pouvoir est sien. Yuko est une femme et toutes les femmes à la fois.

Esthétiquement, le travail d’Ikegami sublime chaque récit et même cela n’a rien de surprenant venant d’un tel artiste, on ne peut s’empêcher de la savourer, planche après planche. Les corps, féminins comme masculins, sont souvent proportionnellement semblables. Mais cette imagerie féminine insiste peut-être jusque dans le dessin sur cette idée que « Yuko » est une seule et même femme, LA femme, et leur sensualité même couverte de vêtements contemporains ou traditionnels sert déjà la thématique générale. Les visages sont en revanche d’une grande diversité, d’un réalisme affuté, saisissants d’une vérité émotionnelle palpable. On lit sur ces visages toute la force du désir, de la colère, du désespoir, de la détermination et les pages entières dévouées aux gros plans sur les visages des héroïnes dont le regard exprime plus que les mots l’intensité des intrigues et la force de leur dénouement. Ces pages muettes de texte hurlent l’obsession d’Ikegami pour la beauté inviolée de ses héroïnes que rien ni personne ne fait ployer.

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,
Extrait de l'histoire courte titrée Un Amour de Tôjurô

A chaque histoire son contexte et qu’il s’agisse d’appartements exigus, des ruelles du Shangai des années 1920/1930, des rues du Tokyo d’aujourd’hui, d’un château seigneurial, d’une forêt onirique, d’un paysage de neige ou d’un char sacrificiel en flammes, Ikegami plante chaque décor de telle sorte qu’il enveloppe ses protagonistes de l’atmosphère appropriée. Plus de des arrières plans, ils jouent alors un vrai rôle et s’imposent dès les premières pages (Elle s’appelait Yuko).

Critique Manga, Culture Japonaise, Delcourt / Tonkam, Japon, Manga, One Shot, Ryoichi Ikegami, Seinen,
Extrait de l'histoire courte titrée Tu m'as Touchée en Rêve

Ce recueil est aussi une réussite esthétique pour les éditions Delcourt-Tonkam : album broché de 448 pages à impression sans défaut sur du papier de qualité, sous une couverture rigide et une jaquette énigmatique avec rabats illustrés, un signet, de petits encarts présentant les écrivains dont Ikegami s’est inspiré pour 3 des récits, le tout finissant sur une petite interview du maître.

Avec Yuko, Ryoichi Ikegami s’est libéré du carcan éditorial nippon. Cette parenthèse artistique pour laquelle chacun de ses travaux passés fut une source créatrice tant la maîtrise de son art flamboie page après page, explore et met en scène les récits qui hantent sa vie de mangaka depuis des années. Le plaisir est au rendez-vous. C’est une nouvelle rencontre pour le public, une occasion de lire au-delà des mots et du trait les indicibles secrets de la nature humaine. A lire absolument !!

Points forts : 
  • Anthologie de douze récits écrits ou interprétés par le talentueux maître Ryoichi Ikegami 
  • Thématique résolument audacieuse et très bien abordée 
  • Voyage entre les époques mais constance dans cette thématique qui lie les 12 récits 
  • Aspect psychologique de chaque récit bien traité 
  • Personnages bien construits, réalistes 
  • Neuf récits originaux par Ikegami et trois réécritures de classiques de la littérature nippone 
  • Graphisme sublime 
  • Dessin réaliste 200 % 
  • Chara-design varié, adapté au caractère des protagonistes, aux récits 
  • Mise en scène habile, même sans texte, les émotions passent, le récit est fluide 
  • Décors superbes, beaux et qui jouent un rôle 
  • Qualité éditoriale évidente 
  • Très bel ouvrage créé par l’éditeur 

Points faibles : 
  • Néant 

Verdict : Un excellent ouvrage !!! 


samedi 25 février 2017

Le film d'animation A Silent Voice sera diffusé en Europe

A Silent Voice, Actu Ciné, Cinéma, VIZ Media Europe, Manga, Actu Manga,

L'adaptation de A Silent Voice réalisée par Kyoto Animation quitte les frontières japonaises.

Si vous n'aviez pas encore débuté le manga dont les sept tomes sont disponibles chez Ki-oon, une nouvelle occasion de découvrir A Silent Voice s'offre à vous car VIZ Media Europe a annoncé la diffusion du film d'animation dans l'ensemble de l'Union Européenne, seul le Royaume-Uni n'étant pas concerné.

« L'histoire raconte l'intégration difficile de Shouko Nishimiya, une fille malentendante, dans sa nouvelle classe. Malgré sa bonne volonté et son envie de se faire des amis, elle se fait constamment persécuter par ses camarades. L'un d'eux, Ishida Shouya, finit par aller trop loin, au point de lui faire abandonner l'école. Après que la direction de l'école s'en soit mêlée, les amis d'Ishida se détournent de lui et se mettent à lui faire subir le même traitement qu'a enduré Shouko. Quelques années plus tard, Ishida, devenu un adolescent solitaire désabusé sans aucun but dans la vie, décide de retrouver Shouko pour s'excuser et s'engage sur le chemin de la rédemption... »

Pour le moment nous ignorons où et quand auront lieu les premières projections.


Source : VIZ Media

Notre critique du tome 3 de « Dolly Kill Kill »

Critique Manga, Dolly Kill Kill, Manga, Pika Edition, Yukiaki Kurando, Yusuke Nomura,

Critique Manga, Dolly Kill Kill, Manga, Pika Edition, Yukiaki Kurando, Yusuke Nomura, Dessinateur : Yusuke Nomura
Scénariste : Yukiaki Kurando
Éditeur : Pika Édition
Collection : Shonen
Genre : Horreur, Drame, Action
Public : Tout public
Nombre de pages : 192 pages
Sortie : 1 février 2017
Prix : 7,50€
Statut de la série : En cours de publication


Malgré la déflagration causée par l'explosion du missile, la Doll House est intacte. C'est également le cas de Kyûjin et la Dolly de type peluche, ils n'ont pas la moindre égratignure. Ils peuvent donc continuer leur combat. Cet affrontement est interrompu par l'arrivée en hélicoptère de Daifuku, Vanilla et Iruma qui sont à la recherche de Ren. Étant donné qu'elle était à proximité lors de l'explosion, Kyûjin explique que Ren est surement décédée. La colère d'Iruma lui permet d'activer ses étranges pouvoirs, notamment une capacité de régénération reconstituant la jambe qu'il avait perdu à la fin du tome 1 et réparant le bras que la peluche lui avait presque arraché quelques pages plus tôt. Maintenant que la peluche doit faire face à deux redoutables adversaires, a-t-elle enfin une chance d'être vaincue ?

Critique Manga, Dolly Kill Kill, Manga, Pika Edition, Yukiaki Kurando, Yusuke Nomura,

Il est appréciable de constater que la qualité des dessins est une fois encore au rendez-vous. Que ce soit au niveau du dynamisme des actions, des détails apportés aux décors ou de l'expressivité des visages. Même si les auteurs commencent un peu à en abuser, cela donne toujours des frissons de lire la folie ou la colère des personnages sur leur visage. Ces sentiments sont parfaitement retranscrits par Yûsuke Nomura, le dessinateur du manga.

Critique Manga, Dolly Kill Kill, Manga, Pika Edition, Yukiaki Kurando, Yusuke Nomura,

Pour le moment Dolly Kill Kill reste plaisant à lire mais il serait temps d'accélérer le rythme car le tome 3 se contente d'offrir la suite du combat entamé dans le tome précédent sans même y apporter une conclusion. L'existence d'humains hybrides disposant du pouvoir des Dollies est brièvement mentionné et le scénariste met en avant le fait que les Dollies peuvent se rebeller, par contre c'est à peu près tout ce que propose ce volume. Heureusement, il se termine par un chapitre bonus très intéressant dédié à un personnage destiné à revenir et à devenir l'un des piliers de la lutte contre les Dollies. 

Points forts : 
  • La qualité des dessins est toujours bien présente
  • La folie qui se lit sur le visage des personnages
  • Un personnage intéressant est introduit dans le chapitre bonus
  • Le mystère qui entoure les hybrides

Points faibles :
  • Un tome centré sur un combat qui ne se termine même pas


Verdict : Un très bon tome !!!


vendredi 24 février 2017

Un nouvel aperçu de Mary and The Witch’s Flower

Mary and The Witch’s Flower, Studio Ponoc, Actu Ciné, Cinéma,

Le studio Ponoc a offert une nouvelle bande-annonce de Mary and The Witch’s Flower.

Depuis la sortie en 2014 de Souvenirs de Marnie, Studio Ghibli n'a plus donné de signe de vie. La raison n'est pas inconnue, cela est dû à la restructuration causée par le faible succès rencontré par leurs derniers films auprès du public japonais. Cet événement a conduit à la fondation du studio Ponoc dont le premier long-métrage est Mary and The Witch’s Flower, un film d'animation sur lequel travaille le réalisateur de Souvenirs de Marnie et d'Arrietty - Le Petit Monde des Chapardeurs, le scénariste du Conte de la Princesse Kaguya et le compositeur de Souvenirs de Marnie. 

Son lancement est prévu le 8 juillet au Japon et il arrivera en 2017 dans le reste du monde.


Les sorties du mois de février chez Ototo

Accel World, Actu Manga, Gate - Au-delà de la Porte, Manga, Ototo, Seinen, Shonen, Sword Art Online Progressive,

Après Overlord en janvier et Bungô Stray Dogs, titres recommandés par les libraires, l’équipe Ototo est heureuse d’accueillir d'autres nouveautés pour conclure en beauté ce mois de février avec les sorties dès le 17 février des suites de Gate - Au-delà de la Porte, Sword Art Online Progressive et Accel World.

Accel World, Actu Manga, Gate - Au-delà de la Porte, Manga, Ototo, Seinen, Shonen, Sword Art Online Progressive,

Gate - Au-delà de la Porte T.5 par Yanai Takumi et Sao Satoru :

Tremblement de terre terrible sur le territoire spécial. C’est en craignant pour la vie de son père, l’Empereur, que Piña décide d’aller l’avertir des futures secousses avec Itami. Malheureusement, alors que les premières négociations pour la paix entre le Japon et l’Empire sont sur le point de débuter, les FJA découvrent l’existence de Japonais kidnappés et réduits en esclavage. Leur réaction ne se fait pas attendre... 

Accel World, Actu Manga, Gate - Au-delà de la Porte, Manga, Ototo, Seinen, Shonen, Sword Art Online Progressive,

Accel World T.7 par Reki Kawahara et Hiroyuki Aigamo :

Un ascenseur sur orbite relié à la station spatiale Hermes Cord. C’est en pénétrant par un portail apparu dans la tour Sky Tree de Tokyo que Haruyuki découvre sur place un immense pylône érigé vers le ciel, avec à son pied dix véhicules prêts à partir. Le compte à rebours de la course verticale Hermes Cord est lancé. Haruyuki, Princesse Kuroyuki, Takumu, Chiyuri et Fûko décident de former l’équipe des « Nega Nebulus » pour tenter de remporter cet évènement unique dans l’univers de Brain Burst. 

Accel World, Actu Manga, Gate - Au-delà de la Porte, Manga, Ototo, Seinen, Shonen, Sword Art Online Progressive,

Sword Art Online Progressive T.5 par Reki Kawahara et Kiseki Himura :

Découvrez la conquête de l’Aincrad étage par étage, une histoire inédite qui nous replonge dans la célèbre forteresse virtuelle de Reki Kawahara. Étage 3 - Kirito et Asuna font la rencontre de Kizmel, une Elfe Noire qui semble liée à une nouvelle quête. 

Les sorties du mois de février chez Taifu Comics

Actu Manga, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,

Après un mois de janvier riche en nouveautés, l’équipe Taifu Comics est heureuse d’accueillir dans son catalogue Yaoi deux nouvelles auteures à découvrir à partir du 23 février. 

D’un côté, Enzo nous donne une leçon de tolérance en nous faisant suivre les aventures tokyoïtes d’un jeune guerrier lutah venu étudier dans la capitale nippone avec Mother’s Spirit. Un véritable choc culturel qui donnera lieu à des situations drôles et touchantes qui viendront agrémenter le message de la mangaka. De l’autre, Norikazu Akira nous plonge au cœur d’une histoire d’amour interdite entre un yakuza et un inspecteur de police avec Beast & Feast. Pour accompagner ces nouveautés, Acid Town fera son grand retour avec un nouvel opus toujours aussi captivant...

Actu Manga, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,

Mother’s Spirit par Enzo :

Un bel étranger et un professeur japonais ! Un amour interculturel ! Ryôichirô est contraint par le président de sa fac d’accueillir un étudiant étranger, qui ne parle ni anglais ni japonais... Au départ, Ryôichirô est ennuyé par ce jeune homme qui s’extasie devant les télévisions et les smartphones, mais peu à peu son cœur s’ouvre à cet étudiant intelligent et studieux. 

Actu Manga, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,

Beast & Feast par Norikazu Akira :

Dans le cadre d’une enquête sur un meurtre, l’inspecteur Kazuha Hishinuma est amené à revoir Itsuki Hyôdô qui est devenu un yakuza. Même si au collège ils faisaient aussi bon ménage que l’eau et l’huile, Itsuki qui a toujours été attaché à Kazuha, accepte de lui donner des informations importantes concernant l’enquête à condition qu’ils couchent ensemble. Mais si Kazuha refuse une première fois, Itsuki ne compte pas abandonner aussi facilement.

Actu Manga, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,

Acid Town T.5 par Kyugo :

Ryûji, qui a été tué dans une attaque menée par le Heiron contre la Seidôkai, était en réalité le frère de Reiji. Ses souvenirs d’enfance avec Ryûji étant revenus, Reiji décide alors d’entrer dans la Seidôkai. Masatsugu tente de le faire changer d’avis, mais en vain. De son côté, Hisako fait de très troublants aveux à Masatsugu, après s’être évanouie chez lui.

Bienvenue sur Japan Touch

Notre dernière vidéo

Fourni par Blogger.

Suivez-nous sur Facebook et Twitter

Nos partenaires

Meilleur site d'actualité Manga, Anime, Jeux Vidéo, Cinéma, Goodies, Drama, J-Music et Japon Critiques mangas et séries d'animation Tests jeux vidéo japonais Tests jeux vidéo japonais
Black Box Taifu Comics
Delcourt
Casterman
Ototo
Anime Digital Network
Tonkam
Urban China
Ofelbe Éditions
Kotoji Éditions
Éditions Akata
Soleil Manga
Nobi Nobi

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Japan Touch © 2011 - 2017