dimanche 22 septembre 2013

Notre critique du tome 1 de « Montage »

Big Kana, Critique Manga, Kana, Manga, Seinen,
Titre : Montage
Mangaka : Jun Watanabe 
Éditeur : Kana
Collection : Big Kana 
Sortie : 20 septembre 2013
Prix : 7,45€

1968, Préfecture de Tokyo. Par un froid matin de décembre, une voiture de transport de fonds quitte l'agence bancaire d'une grosse compagnie avec, à son bord, quatre hommes et la prime destinée aux employés, soit 300 mille yens. Circulant avec prudence, ils sont stoppés par un faux policier en moto. En quelques minutes et sans violence, le voleur dérobe le magot exceptionnel et disparaît dans la nature. L'argent ne fut jamais retrouvé. 2004, Nagasaki. Yamato et Miku, amis d'enfance, rentrent de l'école par des chemins détournés et tombent nez à nez avec un homme baignant dans son sang. Trop jeunes pour avoir un téléphone portable et prévenir la police, ils sont attérés, pensent courir chercher du secours quand le blessé interpelle Yamato. Il semble connaître le père du garçon. Avant de décéder, le blessé affirme même qu'il serait l'auteur du vol devenu mythique et murmure au garçon "ne fais confiance à personne". Trois jours plus tard, Yamato apprend que son père a été retrouvé mort dans la baie de Tokyo. Les parents de Miku, amis de toujours de son père, lui proposent de venir vivre avec eux. 

Les années passent. Tandis que Miku semble avoir oublié l'épisode traumatisant de cet homme mourant sous leurs yeux, Yamato reste perturbé et très attaché à l'affaire du vol sur laquelle il a acquis une petite documentation. Depuis 6 ans, il s'interroge sur l'implication de son père dans ce vol. Et lorsque des indices surgissent des affaires de son défunt père, immédiatement suivie de l'énigmatique disparition des parents de son amie, le jeune homme comprend que tout est lié, que son père avait effectivement un lien avec ce vol et que nombre de gens sont encore sur ses traces... Des gens prêts à tout.

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Inspiré d'une histoire vraie, Montage promet d'être un manga fort. Utilisant pour point de départ ce l'on peut résumer à un simple fait divers, Jun Watanabe élabore ensuite un scénario machiavélique. Les morts violentes se succèdent, les indices et mystères aussi, avec au centre de tout cela, un enfant qui grandit dans le doute et les questions sans réponse. S'il est peu étonnant que les étapes préparatrices à la pleine action se déroulent dans le passé et l'enfance du héros, plaçant ainsi Yamato en adolescent hanté d'incertitudes, réfléchi et réactif donc comme le personnage principal idéal, les autres fils de l'histoire sont percutants. Miku n'est pas une ado nunuche mais une sportive qui ne se laisse pas abattre, un rien garçon manqué, soit le binôme parfait de Yamato, accessoirement promesse d'une idylle et vecteur de quelques moments comiques courts mais bienvenus. Les meilleurs personnages en opposition à la candeur véhiculée par l'emploi de deux adolescents sont les adultes. Avides tantôt de retrouver l'argent du vol demeuré caché durant tout ce temps, tantôt de prouver leur valeur comme second du mystérieux employeur en quête du magot ou comme soutien des jeunes protagonistes, ils éveillent la curiosité, la crainte, les soupçons et jusqu'à une certaine sympathie. Ainsi, le fil conducteur de ce premier tome est multiple : qui a l'argent? Qui a fait le coup? Où est l'argent? Qui veut cet argent à tout prix? A l'instar de Yamato, le lecteur n'en fini plus de se poser des questions. Une première étape est franchie dans ce tome, elle augure une suite pleine de suspense. 

Le trait de Jun Watanabe est de style réaliste, propre au seinen, mais plutôt clair car l'encrage n'est pas aussi présent que dans d'autres séries du genre. L'espace offert au noir et à ses dégradés est d'importance car il souligne les moments forts de l'action, appuie sur l'angoisse et les interrogations du héros. Le découpage offre une mise en scène dense mais claire que le lecteur suit aisément, même quand l'histoire gagne en complexité. Expressivité, physiques distincts sans stéréotype, décors qui posent les atmosphères, rien ne manque. Dès la dernière page, on veut lire la suite et, choix éditorial payant, Kana a heureusement sorti le second tome dans la foulée. Décidément, l'éditeur sait dénicher les titres de qualité pour sa collection Big Kana, des séries qui s'adressent à un très large public car Montage se lit comme un bon roman policier que l'on peine à lâcher. La traduction de Pascale Simon est nette, tranchante, elle accroche le lecteur même le plus expérimenté. Le travail éditorial ne trompe pas : c'est "du Big Kana"!

Points forts :
  • L'histoire à suspense, façon roman policier
  • Les personnages
  • Le graphisme très seinen

Points faibles :
  • Usage de quelques codes typiques sans surprise
  • Un suspense si bon qu'il sera difficile de patienter dans l'attente des sorties suivantes (douze tomes parus au Japon et la série est encore en cours)

Verdict : Excellent !!!

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