lundi 29 décembre 2014

Notre critique de l’intégrale de « Queen Emeraldas »

Actu Manga, Albator, Critique Manga, intégrale, Kana, Kana sensei, Leiji Matsumoto, Manga, Queen Emeraldas,

Actu Manga, Albator, Critique Manga, intégrale, Kana, Kana sensei, Leiji Matsumoto, Manga,
Dessinateur : Leiji Matsumoto
Scénariste : Leiji Matsumoto
Éditeur : Kana
Collection : sensei
Genre : Fantastique, Post-Apocalyptique, Science-Fiction
Public : Tout public
Site officiel : Kana 
Prix : 25€
Sortie : 5 décembre 2014
Statut de la série  : Terminée

Emeraldas est une femme étrange, redoutée même par ceux qui ne connaissent pas son visage mais admirée et enviée pour sa liberté d’esprit et son indépendance. Surnommée la sorcière de l’espace, elle parcourt l’univers à bord de son vaisseau légendaire, le Queen Emeraldas. Mais qui, parmi ceux qui murmurent son nom avec crainte ou admiration, sait que ce vaisseau fut ainsi baptisé par son ancienne propriétaire longtemps avant la naissance d’Emeraldas, que l’engin spatial semblait l’attendre depuis toujours et restera son seul et unique compagnon tout au long de sa vie ? Qui sait qu’elle vogue entre les étoiles en quête d’un homme et de son ami poussée par le sentiment qu’ils sont les seuls êtres vivants pouvant la comprendre tant ils se ressemblent ? Qui connaît la solitude d’Emeraldas et pourquoi elle continue son chemin malgré tout, happée par l’irrésistible attraction de l’univers ? Emeraldas conte ses aventures, ses rencontres, sa soif de justice et l’amitié étrange qui la lie au Queen Emeraldas, partie intégrante de sa légende.

Actu Manga, Albator, Critique Manga, intégrale, Kana, Kana sensei, Leiji Matsumoto, Manga,
Actu Manga, Albator, Critique Manga, intégrale, Kana, Kana sensei, Leiji Matsumoto, Manga,

Leiji Matsumoto ne cesse de le dire, tous ses personnages sont une seule famille, ils se croisent parfois pour le plus grand bonheur des lecteurs mais s’ils vivent leur existence fascinante chacun de leur côté la plupart du temps, tous partagent la même insatiable soif de vie, de découverte d’autres mondes, d’autres peuples, de justice, de bonheur pour les autres. Cette quête qui ressemble à s’y méprendre à celle qui pousse les humains à se surpasser parfois, même dans la réalité, Leiji Matsumoto la met en image depuis les années 70.

Emeraldas est le pendant parfait de son héros Albator. Comme lui, au cœur d’un monde aux accents de far west, elle ne rate jamais une occasion de faire régner la justice et de mettre fin aux méfaits de quelques voyous se croyant supérieur aux autres et donc oppresseur, comme lui elle arbore une balafre sur son joli visage, porte des vêtements ornés de têtes de mort (jusque dans les cheveux), voyage à bord d’un vaisseau extraordinaire, et vit telle une pirate de l’espace. Mieux encore, Emeraldas est une femme qui ne ressemble pas aux jolies et faibles créatures féminines qui peuplent trop souvent les nouvelles de Matsumoto sensei (ex : 24 Histoires d’un Temps Lointain), elle est forte, presque masculine dans sa manière de mener sa barque et d’éliminer sans concession ni hésitation les nuisibles qu’elle rencontre.

Dans cette intégrale sont regroupés les 4 tomes d’une mini-série dessinée entre 1977 et 1978. On y découvre donc Emeraldas, la sorcière de l’espace. Sont entrelacés les récits de sa propre quête avec celui de ses rencontres répétitives avec un jeune homme épris de liberté et assoiffé de voyages spatiaux, Hirsohi. Au fil des chapitres, on touche du doigt le mystère Emeraldas, on apprend comment elle a commencé à explorer l’univers, rencontré celle qui lui offrit le Queen Emeraldas, rencontré des êtres mauvais et d’autres cherchant à survivre dans le monde hostile des milliards de planètes, avec courage ou fausseté, et deux énigmatiques personnages qu’elle n’a de cesse de retrouver depuis. Emeraldas ne fait pas de cadeau, sauf aux gens méritants. C’est ainsi qu’elle débarrasse certaines cités ou planètes de dictateurs ou dangereux individus avant de disparaître dans le ciel d’encre à bord de son vaisseau quand elle ne secours pas le jeune Hiroshi qui, bien qu’entêté et volontaire, ne rate jamais une occasion de se mettre dans le pétrin. Mais Hiroshi ressemble à la jeune Emeraldas d’autrefois et cela seul lui vaut le soutien de cette femme implacable. Les clins d’œil à Albator et son compagnon Tochirô sont là, en fin de volume et les connaisseurs ne manqueront pas de les reconnaître. L’amitié est là, naissante.

A ces pages s’ajoutent deux aventures inédites, des rescapées d’éditions malmenées par les ans mais restaurées par le maître pour cette intégrale lorsqu’elle fut publiée au Japon en 2009. L’intégrale de Queen Emeraldas est l’occasion de (re)découvrir ce personnage fascinant, sans doute le plus populaire parmi les héroïnes de Matsumoto sensei de part son caractère indomptable et proche d’Albator. Les fans de toujours seront ravis de cet ouvrage qui présente l’ensemble du travail du maître, associé à une mini interview en fin de volume. Les néophytes découvriront un êtres de papier aussi fascinant que son homologue masculin et approcherons toute la poésie, la densité psychologique et philanthropique de l’esprit Matsumoto.

Néanmoins, pour tous, Emeraldas demeurera un mystère. Elle est secrète, et si elle livre quelques bribes de son passé et de ses aventures, Emeraldas semble un être définitivement à part, aux accents d’immortalité, d’intemporalité à l’image de cette univers qu’elle parcourt et auquel elle voue son existence. L’héroïne est-elle Emeraldas ou le Queen Emeraldas qui lui parle de sa voix synthétique et du battement de ses circuits ? Nul ne le sait, comme si ces deux entités n’en formaient qu’une, promettant de s’éteindre ensemble dans l’ultime étreinte, puisqu’Emeralas n’est elle-même devenue reine de l’espace que grâce à la renommée de son navire.

Actu Manga, Albator, Critique Manga, intégrale, Kana, Kana sensei, Leiji Matsumoto, Manga,

Kana favorise l’œuvre d’un des plus grands pionniers du manga et poursuit l’édition française de ses travaux avec cette intégrale de belle facture si l’on excepte l’épaisseur peu pratique de l’ouvrage et son prix un peu élevé. L’impression est de qualité, ce qui, compte tenu de l’encrage puissamment présent et de la médiocrité des pages originales de certains chapitres ayant souffert du temps passé est appréciable. Une œuvre indispensable à tout admirateur du maître Leiji Matsumoto.

Points forts : 
  • Histoire 
  • Personnage principal 
  • Environnement SF 
  • Décors 
  • Encrage 
  • Mise en scène et en page 

Points faibles : 
  • Epaisseur du volume, peu pratique, peut-être fragilisante avec le temps et les relectures.


Verdict : Un Indispensable Tome !!!


0 Commentaires :

Bienvenue sur Japan Touch

Notre dernière vidéo

Fourni par Blogger.

Suivez-nous sur Facebook et Twitter

Nos partenaires

Meilleur site d'actualité Manga, Anime, Jeux Vidéo, Cinéma, Goodies, Drama, J-Music et Japon Critiques mangas et séries d'animation Tests jeux vidéo japonais Tests jeux vidéo japonais
Black Box Taifu Comics
Delcourt / Tonkam
Casterman
Ototo
Anime Digital Network
Urban China
Ofelbe Éditions
Kotoji Éditions
Éditions Akata
Soleil Manga
Nobi Nobi

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Japan Touch © 2011 - 2017