samedi 14 mars 2015

Notre critique du tome 1 de « Blue Blood Gears »

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Dessinateur : Kohei Hanao
Scénariste : Kohei Hanao
Éditeur : Panini Manga
Collection : Shonen
Genre : Science-Fiction, Baston, Drame, Conflits
Public : Tout Public
Site officiel : Aucun
Prix : 6,99€
Sortie : 11 juin 2014
Statut de la série au Japon : Terminée en 6 tomes

Au royaume de la lune bleue, Kodo est un prince peu commun. Sans allure, enfermé toute la journée et travaillant jusqu’à en oublier de manger, il s’adonne à la construction de robots intelligents qu’il a nommé les Hagurumas. Il use pour cela d’une particularité propre à son peuple : son sang bleu qu’il mêle à la mécanique pour donner vie à ses créations. Plus qu’un passe-temps, c’est pour Kodo le seul moyen d’être reconnu par son roi de père. Car Kodo ne sait rien faire d’autre, il ne sera jamais un guerrier ou un politicien comme ses frères ainés qui combattent les « autres ». Mais grâce à son talent, il est devenu l’ingénieur en chef du royaume de la lune bleue. Le roi lui commande sans cesse de nouveaux Hagurumas et Kodo s’exécute sans poser de questions, heureux d’être l’objet d’attention de son père, pensant seulement que sa vie de reclus paraît bien fade, qu’il aimerait franchir l’interdit royal et quitter les frontières du royaume et sa capitale Azur pour visiter le monde extérieur. Une nuit, son propre Haguruma et compagnon, Orient, le convainc de sortir et d’aller se balader sur son dos. Par sa seule soif d’évasion, Kodo va alors entamer un voyage dont il ne reviendra jamais. Hors du royaume de la lune bleue, il découvre que ces ennemis jurés de son peuple, ces « autres », se révèlent être de simples humains dont le seul crime est d’avoir le sang rouge ! Pire encore, Kodo réalise que ses Hagurumas, loin d’être les merveilles qu’il voulait en faire, sont utilisées comme machines de guerre et massacrent à grande échelle. La nature profondément généreuse du jeune prince refuse cette réalité avant de le pousser à la rébellion contre son propre père…

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Un bon shonen en 6 tomes, c’est une perspective séduisante et rare.

Le mélange fantastique – SF – manga a été vu et revu sous bien des angles et bien des plumes, ce qui rend à la fois bien difficile le challenge de dessiner et écrire une nouvelle série mais aussi bien agréable d’en lire une lorsqu'elle est réussie. Avec Blue Blood Gears, on a le plaisir d’un récit conforme au genre installé depuis des décennies de mangas et d’animés mais dont le scénario basé sur des personnages à forte présence et une alliance machines – sang humain offre bien des clés à exploiter.

Une guerre opposant sang bleu à sang rouge peu semble un parti pris banal dans l’univers shonen mais y ajouter le pouvoir du sang bleu qui, dès ce premier tome, ne dévoile pas toutes ses capacités mais les laisse deviner, alimente la curiosité et l’envie de lire la suite. Magie, danger, ça titille l’imagination. Vient s’y greffer un personnage principal à l’esprit fragile, assez réaliste.

Kodo n’est pas le pauvre petit prince dans sa cage dorée. Très vite, on comprend son mal-être, sa solitude, sa timidité, sa naïveté et sa grande force morale. C’est un jeune homme qui aime profondément les autres même s’ils le mettent souvent mal à l’aise du fait qu’il ne les a jamais vraiment fréquentés. Confronté à sa part de responsabilité de manière brutale, sa réaction immédiate n’est pas celle d’un héros de shonen typique. Il se renferme sur lui-même, souffre moralement le martyre, cherche à convaincre ses proches et surtout son père qu’il leur faut cesser cette guerre.

Ce n’est qu’après avoir accepté qu’il ne leur ouvrira pas les yeux qu’il se plie au seul choix qu’il lui reste : abandonné tout ce à quoi il tenait et assumer sa responsabilité de concepteur de machines qui tuent en joignant ses maigres forces à celle des « autres ». Pour autant, il cherche encore à rester honnête avec lui-même, à ne pas se laisser salir par les faits, il refuse de tuer pour vaincre, son seul but sera de détruire ses créations à l’aide de ses seules armes : ses outils et son sang bleu.

Du moins dans ce premier volume… La suite nous dira s’il peut effectivement mener à bien cette mission sans se salir les mains. Kodo est donc un héros malgré lui, qui ne se transforme pas en guerrier farouche et doué pour défendre la veuve et l’orphelin, ce qui le rend plus attachant encore !

Autour de lui, nombre d’acteurs tiennent des rôles essentiels qui évolueront sans doute dans le bon sens au fil de la série. Le roi n’est pas le tyran méchant sans autre appétit que le pouvoir, les dialogues annoncent un traumatisme du passé qui le pousse à la guerre, entraînant nombre de ses sujets et membres de sa famille dans son aveuglement sanguinaire. A ses côtés, Cyan est le traître parfait, un sombre individu caché dans l’ombre ayant bien d’autres intentions que de prendre la place d’un Kodo déchu auprès du roi. Jolie, garçon manquée sur les bords, la rebelle Suzuna qui éveille Kodo à l’horrible vérité est tiraillée entre sa haine envers les sangs bleus et l’amitié qu’elle aimerait offrir au jeune homme tandis que Twent un chef du camp des « autres » qui use plus volontiers de son intelligence que de son physique mollasson et apathique s’avère de bon conseil pour un Kodo complètement perdu.

Les rouages sont en place et ce premier tome offre à la fois une vue globale de deux camps en guerre, d’un scénario d’ensemble, de personnages forts, de scènes d’action et une bonne dose de SF grâce à des machines de guerre mi-animales mi-mécaniques.

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Le graphisme de Kohei Hanao est à la fois sans originalité quant au design des personnages, à la mise en scène shonen mais bien maîtrisé, sans erreur de dessin. L’expressivité des personnages marque les temps forts du récit, l’action est bien rendue, fluide et affirme le suspense, les décors sont détaillés et bien présents, de même que les Harugumas sont surprenants de par leur apparence très variée, montrant l’imaginaire un peu enfantin de leur créateur, Kodo qui les aurait presque conçus comme des jouets géants s’ils n’étaient pas finalement destinés à tuer. C’est un élément surprenant que de donner à ses robots tueurs l’apparence de baleines, de dauphins, de girafes ou d’animaux d’ordinaire pacifiques… 

L’univers de Blue Blood Gears est séduisant, il est globalement crédible et on se laisse happer aisément même si l’on n’est pas spécialement fan du genre SF.

Points forts : 
  • Scénario Personnage principal anti-héros 
  • Moyens de combat 
  • Fluidité récit 
  • Dynamisme 
  • Rythme 
  •  Action 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!!


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