dimanche 22 mars 2015

Notre critique du tome 1 de « Ice Age Chronicle of the Earth »

Actu Manga, collection Made In, Critique Manga, Ice Age Chronicle of the Earth, Jiro Taniguchi, Kana, Manga,

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Dessinateur : Jirô Taniguchi
Scénariste : Jirô Taniguchi
Éditeur : Kana
Collection : Made In
Genre : Science-Fiction, Fantastique, Aventure
Public : Tout Public
Site officiel : Kana
Prix : 18€
Sortie : 20 mars 2015
Statut de la série au Japon : Terminé en 2 tomes

Le futur. Une nouvelle ère glaciaire a emporté une bonne partie de l’humanité. Ceux qui restent survivent et s’adaptent. Sur l’île arctique de Nunatak, une petite équipe hétéroclite occupe le site minier de Tarpa, creusant toujours plus profondément en quête de matière première sous les ordres directs de la mégalopole d’Abyss. Dans ce trou, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe et moins encore studieuse. Une bonne part des hommes et femmes vivant là a terminé son service et tous n’aspirent qu’à regagner leurs pénates loin de ce trou, attendant le prochain vaisseau cargo qui les emmènera. Tous sauf Takeru qui sait pertinemment qu’il n’est pas prêt de quitter les lieux. Fils illégitime du grand patron d’Abyss, il a été envoyé à Tarpa pour le guérir de sa nature de voyou. Voie qu’il n’a aucune envie de suivre. Pour lui, Tarpa n’est qu’un autre endroit dans lequel s’adonner au jeu, à l’alcool et aux coups de poing… Pourtant, le climat extérieur change brusquement, bien avant le changement de saison attendu. Et les installations vieillissantes constituant Tarpa commencent à s’effondrer. Un accident très grave endommage définitivement Tarpa, tuant le directeur du site et promettant une mort lente à ses habitants privés de tout secours. Isolés mais paniqués, beaucoup décident de tenter le tout pour le tout et de partir avec les maigres moyens qui leur reste, deux vaisseaux qui ne résisteront pas à la violence des vents qui s’éveillent hors du trou. Takeru, soudainement propulsé directeur de remplacement ne peut les arrêter. Mais lorsque les vaisseaux se fracassent sur les parois du trou de Tarpa, ce jeune homme indifférent, boudeur et puéril se trouve être le dernier espoir de secours des accidentés… Pour Takeru, l’aventure d’une vie commence, entre sang et glace.

Jirô Taniguchi est le maître incontesté du manga qui se rapproche le plus de la bande dessinée occidentale et européenne, tant par son style graphique que par les thématiques de ses histoires. Il semble que ses fans comme les amateurs de manga ne soient jamais au bout de leur surprise face à la variété de son œuvre. Kana nous offre cette fois-ci un diptyque science-fiction du maître dont ce premier tome est époustouflant.

Si le fond du récit n’a rien d’exceptionnel à première vue puisqu'il conte l’apprentissage de vie d’un jeune homme qui n’a aucun but, aucune ambition pour son existence et se contrefiche de celle des autres. Cette indifférence se heurte de plein fouet à la réalité funeste qui se manifeste soudainement, attaquant tout l’entourage immédiat de Takeru et l’obligeant à endosser des responsabilités d’importance, la vie de ses collègues. Typiquement, ce personnage sera guidé par ses aînés, heureusement têtus et de fort caractère, sortes de figures du père qui a toujours manqué au jeune homme. On pourrait penser que l’évolution de Takeru est un peu rapide mais les circonstances sont exceptionnelles et ne laissent pas le loisir de trop réfléchir à ses protagonistes mais surtout nous sommes dans le monde du manga, de la BD, et on peut deviner que Jirô Taniguchi avait des délais, une quantité de chapitres imposés.

Sur ce fond peu original, le contexte science –fiction et futuriste apporte la note personnelle du maître mangaka avec un contexte très complet, logique, comprenant des conditions de vie drastiques et périlleuses, des créatures génétiquement issues de nos animaux sauvages mais ayant évolués pour survivre et se trouvant bien plus dangereux, massifs et affamés ! Taniguchi a pensé à tous les détails : environnement technologique, politique, social, monnaie, appellations définissant les différentes manifestations climatiques. Pour autant, cette enveloppe SF se mêle à des éléments réels, raccrochant l’humanité à son passé et le lecteur à des références connues, de telle sorte qu’il glisse aisément dans le récit. Confrontant son héros à un passé ressurgissant, fait de légendes, de mythes, de souvenirs transmis par les anciennes générations au cœur de tribus vivant en surface, sans l’aide de la technologie et luttant pourtant mieux que les autres, Jirô Taniguchi allie son monde futuriste aux accents légendaires que l’on rencontre de nos jours dans certaines sociétés, laisse planer cette idée merveilleuse que nos véritables ancêtres pourraient venir… de l’espace.

Le dessin de Taniguchi sensei ne déçoit jamais. Sur Ice Age Chronicle of of the Earth, il se sublime. On savait par son travail sur Le Sommet de Dieux que Taniguchi ne laissait rien au hasard mais dans ce manga, tout le travail graphique met en valeur le récit, à tel point que, parfois, on a même l’impression que c’est le scénario qui met en valeur le dessin. Minutie et profusion des décors, naturels surtout (roche dans le trou minier de Tarpa, immense surface gelée de la mer Arctique, surgissement des vents infernaux, des baleines géantes, des animaux sauvages), rien ne manque de ce contexte incroyablement rude pour l’humanité tel que nos ancêtres préhistoriques l’ont subi et enduré. Le même soin nourrit le dessin de la station de travail de Tarpa (intérieur et extérieur), des vaisseaux divers et variés, des vêtements et accessoires… La mise en scène, en mouvement des personnages, que ce soit dans l’espace détente du site minier ou lors de l’ascension d’une paroi de glace pour sauver les occupants d’un vaisseau accidenté est travaillée, réaliste, suggère le calme avant la tempête, le suspense et l’action. Les pleines pages se laissent admirer avant la lecture comme pour mieux s’imprégner de l’histoire.

Kana publie ce diptyque dans sa collection Made in, choix évident pour les œuvres du maître, respecte le format original plutôt grand (23,5 x 17cm) qui met en valeur le trait de Taniguchi, les pages couleurs, la qualité d’impression, papier, de traduction, de mise en bulle et enveloppe le volume dans une jaquette papier à grains épais très agréable.

Ce premier tome affirme déjà que Ice Age Chronicle of the Earth, est un manga d’exception, une expérience d’évasion savoureuse, indispensable pour tous les fans de Taniguchi, les fans de SF en BD, les amateurs d’aventure graphique.

Points forts : 
  • Histoire SF aisée et agréable à lire même pour les non fans du genre 
  • Personnage principal crédible et attachant 
  • Développement du récit prenant 
  • Graphisme inégalé de minutie et de qualité 
  • Édition très soignée 
  • Dynamisme 
  • Aventure 
  • Rebondissements 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!! 


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