mercredi 22 avril 2015

Notre critique du tome 1 de « Poison City »

Actu Manga, Critique Manga, Ki-oon, Manga, Manhole, Poison City, Seinen, Tetsuya Tsutsui,

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Dessinateur : Testuya Tsutsui
Scénariste : Tetsuya Tsutsui
Éditeur : Ki-oon
Collection : Seinen
Genre : Seinen, Réalisme
Public : Averti
Site officiel : Ki-oon
Sortie : 12 mars 2015
Prix : 7,90€
Statut de la série au Japon : Terminée en 2 tomes

Mikio Hibino est mangaka. Il rame pas mal mais lors d’une nouvelle réunion éditoriale avec son responsable, il semble qu’il va enfin décrocher le gros lot ! Sa nouvelle série Dark Walker pourrait être publiée et sérialisée. Mikio n’en croit pas ses oreilles, il est ravi. Du moins jusqu’à ce que la rédaction du magazine exige de son responsable qu’il lui fasse faire des aménagements graphiques et scénaristiques. Trop choquante, son histoire de personnages isolés au milieu d’une ville soudainement pleine de gens poussés au cannibalisme par une bactérie pourrait être interdite de publication par le nouveau comité pour l’assainissement de Tokyo. Mis en place suite à la nomination de Tokyo pour accueillir les prochains jeux olympiques, ce comité attaque tout ce qui lui paraît suggérer une mauvaise image ou influence de la société japonaise. Les mangas, de par leur grande popularité, sont des cibles de choix. Malgré ses efforts et sa bonne volonté face aux directives du magazine, Mikio sent que son espoir de devenir enfin un auteur publié sombre doucement. Comme ses personnages, il va devoir faire un choix pour survivre : courber l’échine ou se battre.

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Tetsuya Tsutsui aime l’actualité, elle l’inspire souvent. Cette fois-ci, c’est sa propre expérience en tant qu’auteur et dessinateur qui est la source de son nouveau manga. En 2009, et sans qu’il en ait été informé, l’agence pour l’enfance et l’avenir du département de Nagasaki a classé sa série Manhole « œuvre nocive pour les mineurs ». Certes, ce manga est un seinen mais cette classification même aurait dû suffire à lui éviter ce genre de jugement infondé puisque seinen signifie bien qu’il ne s’adresse pas à un public d’enfants ou d’adolescents trop jeunes. Pourtant, et en se basant on sur le contenu de l’histoire mais uniquement que l’aspect visuel de son œuvre, cette agence a jugé que Manhole devait être censuré. Apprenant cela par une source détournée et presque par accident, Tetsuya Tsutsui a cherché à en savoir plus et présente aujourd’hui son ressenti et les dérives que pourraient développer ce genre de censure à l’avenir dans l’histoire de Poison City.

Son héros est un mangaka de 32 ans qui galère à trouver le succès. Son nouveau manga est séduisant, prenant, il est présenté dans ce volume en parallèle de la réalité et, franchement, on aurait bien envie de le lire hors de ce cadre ! Mais voilà, il est gore, un peu sanglant… Logique, c’est une histoire de type zombies. Tout y est sujet à débattre, depuis le héros qui fume jusqu’au dessin d’un cadavre mutilé. Qu’importe le talent de son auteur, l’attente du public, rien n’y fait, la puissante voix administrative sans cervelle fait la loi. Habilement, à travers les mésaventures de son héros et d’autres mangakas, Tetsuya Tsutsui exprime non seulement son refus d’être censuré sans bonne raison mais plus encore l’absurde volonté d’uniformisation culturelle. Le parallèle des deux combats, le fictif et le réel, celui du manga et de la réalité de Mikio, appuie encore le propos. Lutter pour survivre en tant qu’artiste, qu’auteur, défendre son art ses convictions et aussi important que de combattre pour sa vie dans un monde en proie au chaos et la mort. C’est peut-être excessif à première vue mais pour un artiste, c’est une évidente vérité.

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Esthétiquement, il suffit de dire que Tetsuya Tsutsui est un maître mangaka, qu’il a sa patte bien à lui et qu’elle ne faillit pas dans Poison City.

Ki-oon pourrait être l’incarnation de l’éditeur étranger qui viendra en aide à Mikio. Fort d’une autre approche et d’une culture littéraire et éditoriale différente, il défend le travail de Tsutsui sensei par l’édition de ce Poison City étonnant, proposant deux formats, le classique manga (13 x 18 cm) et le luxueux (17 x 24 cm), une qualité d’impression et de traduction idéale. Un petit texte en fin de tome explique et détaille les démêlées de Tsutsui sensei avec ses censeurs. 

Points forts : 
  • Récit 
  • Propos sous-jacent 
  • Alternance/parallèle deux récits dans l’histoire 
  • Personnages 
  • Graphisme 
  • Expressions 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!!


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