vendredi 14 août 2015

Notre critique du tome 1 de « Stray Dog »

Actu Manga, Critique Manga, Glénat, Manga, Stray Dog, VanRah,

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Dessinateur : VanRah
Scénariste : VanRah
Editeur : Glénat
Collection : Seinen
Genre : Fantastique, Science-Fiction, Démons
Public : Ado et plus
Site officiel : Aucun
Prix : 9,15€
Sortie : 2 juillet 2015
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

Ishtar, cité mal famée où règne la loi du plus fort. Au contraire du reste du monde, les humains qui y vivent ont décidé que la cohabitation avec les démons était impossible et que ces créatures devaient être éradiquées pour le bien commun. Deux sorts s’offrent à ces êtres que l’on nomme Karats : l’esclavage ou la mort, les deux étant administrés par la mafia locale qui les utilise dans des combats à mort sources de paris très lucratifs. Cherchant à aider les Karats en bridant artificiellement leur nature démoniaque, le professeur Senri Aokideso a fondé le Bird. Hélas, ses intentions lui attirent des ennuis : Lawrens Morrians, chef de la pègre souterraine, menace de s’en prendre à sa fille s’il ne fait pas en sorte de rendre plus docile son champion, un loup-garou nommé Toru. Constatant la puissance unique et la volonté de ne plus tuer de Toru, le professeur lui propose un marché. Il deviendra son nouveau maître, lui offrant la liberté, en échange, Toru devra protéger sa fille envers et contre tous !

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Stray Dog tente le pari d’allier classique à la mode (loup-garou) avec vérité historique (légende de la bête du Gévaudan) au sein d’un contexte fantastique. Le résultat est plutôt réussi. Si le lecteur passionné d’Histoire pouvait craindre l’introduction de ce lien avec l’épisode français le plus sanglant et le plus connu de par l’étendue de sa légende, cela se fait sobrement et la mangaka ne s’étend pas non plus sur le sujet. A l’évidence, seule la mention de la Bête du Gévaudan lui importe et suffit à son personnage. Le scénario est donc assez bien construit si on excepte les grosses ficelles.

Les personnages sont intéressants et véhiculent ce récit oscillant entre classicisme et originalité. On les distingue bien les uns des autres, du moins psychologiquement parlant, on s’attache à leur pas et on accroche à la relation d’amitié qui se noue doucement entre Toru et Senri tout comme on redoute les actions et réactions de Lawrence. Les révélations concernant les uns et les autres permettent de bien ancrer chaque protagoniste dans le récit, assurant un développement agréable à suivre. L’humour répété dans les dialogues, essentiellement dû à la personnalité de Senri et de Toru, contraste bien avec la dominante sombre de l’histoire qui, globalement, ne transpire pas la joie, univers démoniaque oblige ! On apprécie surtout la dérision dont fait preuve VanRah en se moquant des histoires de loups-garous et de vampires dans ses propres dialogues.

Néanmoins, on se demande, arrivé en fin de tome, si, en plus des grosses ficelles telles que le sort qui attend Senri, il était vraiment nécessaire de dessiner 320 pages pour ce qui ne semble finalement n’être qu’une introduction dans laquelle il ne se passe pas tant de choses que ça et qui ne paraît nécessaire qu’à la mise en place de LA rencontre entre Toru et la fille de Senri.

Le style graphique rehausse le tout car il est très soigné, presque maniéré pour un seinen. Le point fort réside dans le traitement des formes animales des démons, l’expressivité des visages et dans le dessin des décors et environnements très sombres, présents, oppressants, soulignés encore par un travail pointu de la gamme des gris et du noir dans les aplats et les trames. L’ambiance est là, à n’en pas douter.

Petit bémol sur l’esthétique des visages pourtant. Certes, les protagonistes sont très beaux mais certains se ressemblent un peu trop (Senri et Lawrence) et on note que, d’une page/case à l’autre, un même personnage semble prendre/perdre 10 ans…

Glénat n’a pas choisi la facilité en optant pour l’édition d’un manga qui met en avant des créatures déjà tant vues et revues dans les récentes publications suite à leur retour en force sur le devant de la scène. Si l’argument commercial est là, ce premier tome laisse une bonne impression générale mais on attendra sa suite pour se voir confirmer, ou non, le statut de « série à lire ». La qualité d’impression laisse parfois à désirer, certaines pages bavant leur encre, élément dommageable sur un volume de ce prix.

Points forts : 
  • Bon équilibre scénaristique entre créatures connues, légende connue et univers de l’auteur
  • Personnages intéressants et attachants 
  • On ne se noie pas dans le récit, pas de détails historiques ou scientifiques inutiles 
  • Graphisme très élégant 
  • Dynamisme de la mise en scène 
  • Expressionnisme des visages 
  • Travail décors et contraste noir/gris/blanc qui pose bien l’ambiance générale 

Points faibles : 
  • Beaucoup de pages pour, finalement, peu d’évènements car beaucoup de gros plans des héros 
  • Quelques grosses ficelles dans le scénario 
  • Traitement graphique des visages qui manque parfois de maîtrise 
  • Impression de qualité inégale 
  • Prix élevé 


Verdict : Un Bon Tome !!!


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