dimanche 15 novembre 2015

Notre critique de « Cosmoship Yamato »

Actu Manga, Black Box, Critique Manga, Leiji Matsumoto, Manga, Shonen,

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Dessinateur : Leiji Matsumoto
Scénariste : Leiji Matsumoto
Éditeur : Black Box
Collection : Leiji Matsumoto
Genre : Space Opera, Aventure, Science-Fiction
Public : Tout public
Site officiel : L'Univers de Yamato
Sortie : 2 octobre 2015
Prix : 10,90€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

An 2199. Cela fait des années que les populations terrestres sont condamnées à vivre sous terre, victimes d’attaques radioactives menées par des extra-terrestres nommés les Gamilas. Il reste à présent peu d’espoir à l’humanité car la contamination gagne lentement les sous-sols et les Galimas ont détruit l’essentiel des forces spatiales terrestres. Une seule flotte reste capable de faire le voyage jusqu’à Pluton pour tenter d’abattre l’ennemi. Le vétéran et très estimé amiral Okita en est le commandant. Mais le surnombre de vaisseaux Galimas impose une énième défaite. L’amiral Okita décide de faire retraite après avoir perdu tous ses vaisseaux au combat. A sa grande surprise, un petit appareil s’est brutalement détaché de l’armée ennemie et s’est écrasé sur Mars. Envoyé sur place, le jeune Kodai découvre le cadavre d’une superbe créature et une capsule de communication. Quand Okita lance la lecture du message qu’elle contient, le visage de la reine Starsha d’Iskandar, planète extra-terrestre apparaît. Elle annonce que la défaite est inévitable mais que si les humains sont assez braves et désireux de survivre pour entreprendre le voyage jusqu’à Iskandar, ils y trouveront un décontaminateur de radioactivité. Avec son message se trouve le plan d’un moteur qui rendrait ce voyage de 148 000 années lumières possible. L’espoir renaît et Okita, plus décidé que jamais à ne pas renoncer, prend la décision de remettre en état le mythique Yamato, dernier cuirassé de guerre construit par les hommes et d’y installer le moteur de science extra-terrestre. Dernier espoir de l’humanité, le Yamato et son équipage prennent le chemin d’Iskandar dès que possible. Mais sur une telle distance, les dangers sont multiples !

Publié en parallèle de la diffusion de la version animée dont il ne suivra pas forcément la trame, Cosmoship Yamato est sans doute la première œuvre emblématique de Leiji Matsumoto car elle ouvre la voie à ses sagas les plus mythiques et populaires tels que Albator ou Galaxy Express 999. Les trois tomes publiés aujourd’hui en même temps par Black Box Éditions sont sortis au Japon entre 1975 et 1980.

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Étonnamment, Leiji Matsumoto, bien que reprenant le Yamato comme point d’ancrage et des personnages récurrents, proposa une histoire différente par tome.

Le premier tome se concentre sur la découverte de la chance offerte par la reine Starsha, la renaissance et le voyage du Yamato. Le tout est très complet, fait de bons axes scénaristiques, du développement intéressant de ses personnages et d’une belle dose de suspense. Le second tome relâche franchement la tension, alternant pleines pages de style quasi artbook avec les tourments, décisions et réflexions d’un jeune Kodai obligé de prendre le relai de son mentor pour lequel il souhaite se battre encore en dépit de la nouvelle menace que représente les amis terriens d’autrefois. Une fois sauvés, ces sympathiques rescapés ne connaissent pas le sens du mot gratitude…

Enfin, le troisième tome offre des flashbacks dans le récit du Yamato, conte des histoires centrées autour d’Okita, de Kodai et des futures ennemies jurées d’Albator, les Sylvidres.

Vous l’aurez compris, les trois tomes de la série papier Cosmoship Yamato peuvent se lire indépendamment mais représentent un ensemble car leur personnage principal, leur héros absolu, est ce vaisseau qui devient légende parmi les légendes, le Yamato. Véritable personnage à part entière, il semble presque respirer et inspirer son équipage, au moins autant qu’il lui procure une protection face à toutes les épreuves rencontrées.

On retrouve ses thématiques de prédilection de Leiji Matsumoto (dont beaucoup héritées de la Seconde Guerre Mondiale): le space opera, les dangers de la radioactivité pour la Terre et les hommes, le souci de se projeter dans un avenir lointain (donc la conquête de l’espace) mais sans oublier le bien-être de notre héritage environnemental, la fidélité en amitié et le respect entre générations mais avec la parfois nécessaire désobéissance civile et morale…

L’art de Leiji Matsumoto n’est pas encore arrivé à pleine maturité lorsqu’il dessine ce manga. Si son style unique et puissant s’exprime sans fard, les maladresses dans les proportions et traitement des personnages contrastent grandement avec la maîtrise dont il fait preuve dans le dessin de tous les éléments mécaniques, aérospatiaux, s’appliquant tout spécialement à rendre vivant le Yamato, à l’extérieur comme à l’intérieur. Ainsi, on reste définitivement marqués par la beauté des pleines pages affichant le vaisseau ou les appareils ennemis dans des ciels de nuit étoilée, peuplés de planètes mystérieuses superbement rendues, de trous noirs et de vortex en mouvement… Au final on se représente bien mieux l’environnement de cette histoire que ceux qui la peuplent !

Toutes les grandes sagas ont leur matrice de gestation et Cosmoship Yamato est celle de l’œuvre de Leiji Matsumoto. Grâce à Black Box Éditions qui une fois encore redonne vie et succès à un grand titre du manga old school, soignant la qualité éditoriale et publiant simultanément l’intégralité de la série, vous n’aurez plus d’excuses !

Que l’on soit fan du maître, du genre ou simplement amoureux et curieux du manga, cette série se dévore en dépit de ses manques scénaristiques et de ses maladresses graphiques tant elle incarne les prémices d’une conquête : celle du monde de l’image et de l’imaginaire made in Japan.

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Points forts : 
  • Récit sience-fiction avec tous les bons ingrédients 
  • C’est du Leiji Matsumoto
  • Histoire forte et bien développée 
  • Personnages intéressants et attachants, surtout l’amiral Okita 
  • Le vaisseau Yamato est tel un personnage à part entière 
  • Références à bien des éléments et personnages qui reviendront ensuite dans l’œuvre du maître 
  • Style graphique typique de Leiji Mastumoto 
  • Traitement des vues spatiales et éléments technologiques très pointilleux et superbe 
  • L’intégralité de la série publiée en même temps 
  • Qualité éditoriale au rendez-vous, le grand format est ici très appréciable pour la thématique space opéra. 

Points faibles : 
  • Maladresses graphiques dans le rendu des personnages 
  • Quelques manques dans le récit sur l’ensemble des trois tomes, des temps morts un peu longs entre deux phases très réussies d’action et/ou de suspense 


Verdict : Une série à lire !!! 


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