mardi 17 novembre 2015

Notre critique du tome 1 de « Bi no Kyoujin »

Bi no Isu, Bi no Kyoujin, Critique Manga, Ike Reibun, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,

Bi no Isu, Bi no Kyoujin, Critique Manga, Ike Reibun, Manga, Taifu, Taifu Comics, Yaoi,
Dessinateur : Ike Reibun
Scénariste : Ike Reibun
Éditeur : Taifu Comics
Collection : Yaoi
Genre : Yakuza, Baston, Complots
Public : Public averti
Site officiel : Aucun
Sortie : 22 octobre 2015
Prix : 8,99€
Statut de la série : Terminée en 2 tomes

Tokyo. Dans le monde des Yakuzas, la concurrence fait toujours rage entre les différents clans et même au sein des clans. Kabu et Nirasawa, son homme de main et amant, le savent bien car c’est cette guerre incessante qui les a fait se rencontrer. Lorsque Kabu entend son père lui affirmer qu’il sera son héritier et doit devenir le chef du clan, ce dernier comprend immédiatement que sa position promet de perdre tout confort. En effet, depuis des années, son oncle attend l’occasion de ravir la tête du clan et Kabu, bien que décisionnaire depuis longtemps dans l’ombre de son père épuisé par la maladie, ne se sent pas pour autant les épaules d’un chef. Il pense pouvoir négocier un compromis avec son oncle. Hélas, celui-ci lui demande quelque chose en échange de sa bonne volonté : que Kabu lui donne son homme de main si talentueux, son amoureux secret, Nirasawa.

Voici donc la suite de Bi no Isu, yaoi très populaire d’Ike Reibun qui racontait les prémices d’une histoire d’amour flirtant avec le sado-masochisme tant physique que sentimental de ses deux protagonistes Kabu et Nirasawa. Âmes sensibles, soyez prévenues, les récits d’Ike Reibun ne sont pas à l’eau de rose !

D’abord, elle pose ses protagonistes dans l’univers fantasmé et dangereux des Yakuzas, terrain de jeu des flingueurs, des trafiquants etc… made in Japan. Autant dire que l’ambiance soupçons, guerre de clans, rivalités et passage à la moulinette des interrogatoires musclés sont au rendez-vous. Si cet environnement n’a rien d’original pour un manga, il l’est un peu plus pour du yaoi. Ike Reibun aime mettre en scène des mecs virils et peu importe s’ils préfèrent les mecs ! Exit les codes trop vus du yaoi, dans Bi no Isu et ici dans Bi no Kyoujin, la bleuette n’est pas la bienvenue.

Pas besoin d’avoir lu la première série pour comprendre immédiatement les liens qui unissent Kabu et Nirasawa, les premières pages nous invitent dans leur intimité et leur étonnante romance basée sur ce qui se révèle une dépendance physique et émotionnelle au premier degré. Très érotique, leur relation charnelle est l’expression même de leur romance dans laquelle on retrouve les clichés dominant-dominé trop souvent associés à la relation homosexuelle. A travers un flash-back qui se situe avant les évènements même le début de leur relation décrite dans la première série, on comprend que Kabu est l’instigateur de cette dépendance, sans doute parce qu’elle lui apportait, en plus du réconfort physique, une personne dont il serait absolument sûr dans son entourage de Yakuzas. Alors que la situation change pour Kabu au sein de son clan, sa relation avec Nirazawa en subit les conséquences et le rapport de forces sexuelles et sentimentales s’inverse. Ike Reibun ne fait rien à moitié et même si cette dépendance un rien sadique peut faire grincer les dents, elle a le mérite de conter une relation homosexuelle différente de la majorité des yaoi, dans un environnement et une trame scénaristique qui a d’autre but que de présenter des scènes érotiques.

Ici encore le trait de la mangaka s’applique on seulement à servir au mieux son histoire mais à la démarquer. Pas de disproportion entre les deux héros de cette romance atypique, tous deux sont aussi virils l’un que l’autre, seule leur différence d’âge se devine. La mise en scène équilibre les scènes érotiques très intenses avec les rencontres peu clémentes entre yakuzas, insiste sur un milieu sans partage où règne la loi du plus fort. Les expressions dures des visages soutiennent la comparaison avec la passion qui ravage les deux personnages principaux lors de leurs rencontres.

Taifu reste fidèle aux auteurs comme aux lecteurs qui font son succès. En publiant cette suite, l’éditeur ravira les fans d’Ike Reibun et s’attachera sûrement de nouveaux lecteurs du genre.

Points forts : 
  • Yaoi plus adulte que beaucoup de titres sur le marché 
  • Histoire de yakuzas contée en parallèle de la romance 
  • Romance atypique, pas rose du tout 
  • Bon développement des clichés du yaoi 
  • Pas besoin d’avoir lu la première série pour comprendre l’histoire 
  • Dessin très soigné, contraste entre érotisme prononcé et côté sombre du milieu yakuza 
  • Expressivité des personnages 
  • Bonne mise en place des décors 
  • Qualité éditoriale 

Points faibles : 
  • Caractère sadomasochisme à la fois physique et émotionnel de la relation Kabu-Nirazawa peut apparaître exagérée 
  • Public bien averti 


Verdict : Un Très bon Tome !!! 


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