jeudi 31 décembre 2015

Notre critique du tome 1 de « Cobra - The Space Pirate »

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Dessinateur : Buichi Terasawa
Scénariste : Buichi Terasawa
Éditeur : Black Box
Collection : Seinen
Genre : Space Opera, Humour, Aventure
Public : + 12 ans
Site officiel : Cobra World
Sortie : 24 novembre 2015
Prix : 15,90€
Statut de la série : Terminée en 12 tomes

Johnson est un simple salarié en entreprise d’import-export dans un monde futuriste qui connaît les voyages interstellaires et une haute technologie omniprésente. Pourtant, ce n’est pas avec son maigre salaire qu'il peut profiter de cette vie qu’il trouve d’un ennui mortel. Encouragé par son robot de compagnie qui n’a rien de l’androïde rêvé, il se rend dans le seul endroit capable de lui apporter un peu d’évasion moyennant une somme raisonnable, la société T.M., spécialisée dans le strip-movie. Là, Johnson paie pour rêver qu’il est un commandant de vaisseau spatial entouré d’un vrai harem. Mais à la place, il se rêve en Cobra, un pirate qui, accompagné de son androïde super sexy, écume l’espace en quête de richesses et de belles conquêtes, faisant fi de ses ennemis avec facilité. A son réveil, la réceptionniste de la société T.M. est interloquée par ce rêve car il ne correspond pas à ce qu’elle a programmé. En chemin pour rentrer chez lui, Johnson s’interroge aussi et serait prêt à mettre cette confusion sur le compte de sa nature trop rêveuse plus forte que n’importe quel programme s’il n’y avait ce triste individu soudainement lancé après lui. Réflexe ultime, Johnson abat son agresseur d’un tir de psychogun, une arme soudainement sortie de son gras gauche ! Peu à peu la mémoire lui revient : il n’a rien imaginé, simplement rêvé de son passé, alors qu’il était Cobra, le pirate de l’espace recherché par la Guilde des pirates… Mais le sursis de sa fausse identité est fini et Cobra repart en quête d’aventures !

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Né à l’aube des années 80, Cobra The Space Pirate est le chef d’œuvre de Buichi Terasawa. On y retrouve l’influence d’une certaine saga de space opéra US comme l’imaginaire de l’immortel maître Leiji Matsumoto. Entre science-fiction, ambiance western et un héros charismatique à l’humour superbe, Cobra The Space Pirate est unique.

Comme souvent avec les grands succès manga de son époque, le public français l’a d’abord découvert en version animée, époque divine du Club Dorothée et des programmations de La Cinq. Puis le héros de l’espace au bras armé, au cœur d’or et à l’humour décapant s’est vu traduit et publié en français par Dynamic Vision puis Taifu Comics. Cobra nous revient aujourd’hui en version ultime chez Black Box éditions, avec les pages couleurs et non censurées de sa première publication japonaise. C’est donc un nouveau départ très soigné qu’il fait bon lire.

Cobra est l’archétype du héros fort en gueule que temporisent son flegme, sa bonne humeur et un désir de justice qui le pousse toujours en avant. La ressemblance est tant flagrante qu’on ne s’étonne pas d’apprendre que son modèle tant esthétique que moral s’appelle Jean-Paul Belmondo ou plutôt les rôles joués par celui-ci. Un éternel cigare au bec, un sourire ravageur pour les dames, un psychogun caché dans le bras, une résistance étonnante à bien des attaques, une rapidité surhumaine pour contre-attaquer, une détermination dans l’épreuve et l’appétit des bonnes choses de la vie, qu’elles soient un bon vin ou une charmante compagne, Cobra est un Bébel de la BD presque copie conforme. Le bonhomme malin, séducteur, railleur de ses ennemis, pot de colle sympa jamais désintéressé avec les nombreuses jolies créatures qui croisent sa route, a tout pour séduire le lectorat et rendre chacune de ses aventures passionnantes.

Ce tome 1 le présente sous son identité cachée puis suit Cobra dans sa reconquête de lui-même, de sa place de pirate fortuné, craint ou adulé de l’espace. C’est ainsi que commence la première grande aventure de la série ou sa rencontre avec Les Trois Sœurs Tatouées. La sculpturale Jane lui met la main dessus et lui demande son aide pour retrouver ses sœurs, tatouées comme elle d’une carte qui mènerait à un trésor mythique. Cobra ne sait rien refuser à une belle fille, encore moins quand elle lui promet une fortune, et l’aventure commence ! A leurs trousses, un étrange homme de verre, Crystal Boy, et ses sbires. Aussi saississant qu’un James Bond, ce premier tome se dévore tant et si bien que l’on ne souffle pas un instant. D’une planète à une autre, entre prouesses en cascades par son héros, suspense quant à la traque dont ses protégées sont les cibles, ennemis en tous genres et bien d’autres secrets inavoués, Cobra tient son public en haleine. 

Buichi Terasawa sait aussi construire l’univers dans lequel évoluent ses personnages. Voyages interstellaires, vaisseaux spatiaux, cités corrompues, prison infernales, vente aux enchères d’esclaves ou de prisonniers, bars mal famés, cités en ruines sur des sols inhospitaliers au possible… Rien ne manque pour placer Cobra dans un environnement propice aux meilleurs rebondissements.

Atout majeur de la narration, le trait de Buichi Terasawa sublime chaque aspect de son univers. Le chara-design est précis, revendique un style unique axé sur une large panoplie d’expressions, le détail des visages de chacun, même quand il porte un masque. Les ennemis ou chasseurs de prime sont des affreux avec cicatrices, pustules, difformités, yeux vides, etc… et les compagnes de Cobra ressemblent à des gravures de mode avec leurs traits délicats et leurs longues chevelures définies ligne à ligne. L’anatomie est aussi soignée que les visages, Cobra laisse paraître un physique athlétique idéal pour son rôle, les filles affichent des corps de déesses sous des tenues soit très moulantes soit très pauvres en tissu sans jamais être vulgaires. Malgré tout, seul Cobra et les personnages féminins ont droit, pour ce premier tome, à un dessin si avantageux et révélateur de leur anatomie… Les méchants sont plus souvent mal fichus ou porteurs de traumatismes physiques qui ajoutent à leur « mode affreux ». Exception tout de même pour le boss de fin, Crystal Boy a beau être un homme de verre, il n’en affiche pas moins un corps très étonnant et traité dans le détail.

Les décors et les accessoires (armement, costumes, vaisseaux…) cruciaux pour le récit sont également dessinés avec précaution et force détails qui reflètent l’imaginaire de Terasawa. L’encrage, l’usage des trames et la forte présence du noir indispensable à tout paysage spatial insistent sur la maîtrise du mangaka, souligne tous les aspects du récit. Enfin, la mise en scène, le séquençage par page et le traitement des mouvements sont dynamiques, ils illustrent l’action qui reste au cœur de l’histoire de Cobra.

Edition ultime revendiquée, Black Box propose les pages couleurs au milieu du traditionnel noir et blanc du manga. 128 pages couleurs sur un total de 320, dont le premier chapitre totalement colorisé, Terasawa alterne la palette polychrome avec un mélange plus restreint de noir-blanc-nuances de gris et de rouge visiblement posé façon aquarelle. Le résultat accentue l’atmosphère SF du space opéra et l’immersion du lecteur par une mise en relief de chaque élément des pages. Pour servir au mieux cette réédition, Black Box a gardé son format devenu classique 21x14 et investit dans une qualité papier supérieure à ses autres publications, l’impression couleur n’en ressort que grandie. Pour le plaisir des fans, d’hier ou d’aujourd’hui, une interview de Buichi Terasawa s’invite à la fin du tome et sera complétée au fur et à mesure de la publication des 12 tomes que comporte la série.

Grâce à Black Box éditions Cobra The Space Pirate connaît une renaissance papier à la hauteur de son mythe. Une occasion unique de (re)découvrir ses aventures, ce grand héros et l’art de son créateur.

Points forts : 
  • Réédition qui apporte vraiment quelque chose à la série de par sa qualité et l’absence de censure 
  • Titre mythique à (re)découvrir dans les meilleures conditions 
  • Récit d’aventure unique dans le monde du manga SF 
  • Héros charismatique et sympa qui n'a pas pris une ride
  • Action 
  • Suspense 
  • Atmosphère 
  • Graphisme au service de l’histoire et soigné 
  • Prix qui correspond à la qualité et la quantité 
  • Une vraie édition collector avec pages couleurs etc… 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!! 


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