mercredi 6 janvier 2016

Notre critique du tome 1 de « Deathco »

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Actu Manga, Atsushi Kaneko, Casterman, Critique Manga, Deathco, Manga, Sakka, Seinen, Dessinateur : Atsushi Kaneko
Scénariste : Atsushi Kaneko
Éditeur : Casterman
Collection : Sakka
Genre : Seinen, Thriller, Suspense
Public : Public averti
Site officiel : Aucun
Sortie : 6 janvier 2016
Prix : 8,45€
Statut de la série : En cours de publication

La nuit est tombée sur une vaste demeure isolée. Cernée par des hommes en armes, elle accueille la rencontre de Sannomiya et de son boss Umegaoka. L’échange est poli mais à l’évidence Sannomiya n’a que faire des reproches de son supérieur. Mafieux aux dents longues, Sannomiya a éliminé ses confrères et rivaux au sein du clan et, cette nuit, il a décidé que c’était au tour d’Umegaoka. Mais il ignore encore que son plan si parfait n’aboutira jamais. Car la mystérieuse Guilde a mis sa tête à prix. Dans l’obscurité de la planque yakuza, tous les tueurs de la Guilde, les reapers, semblent s’être donnés rendez-vous. Parmi eux, une adolescente les surpasse tous. Sous ses allures gothiques et ses gadgets morbides, Deathko est un clown triste qui n’aime qu’une chose au monde : tuer.

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Concentré déjanté d’action et de suspense, Deathco (à ne pas confondre avec le nom de son héroïne) revendique un melting-pot audacieux d’influences gothique, punk, ciné et comic US. Pour les fans d’un chef d’œuvre graphique devenu légende filmographique nommé The Crow, l’effet est immédiat.

Si ce premier tome présente avant tout le rôle et la supériorité professionnelle de l’héroïne au sein de la mystérieuse Guilde et ses reapers, Deathco met en scène une nuit de carnage et de chasse aux accents tarantinesques. Cibles détestables, tueurs déjantés et efficaces, même face à la supériorité numérique, qui se vouent une rivalité féroce et ont tous leur propre style, une héroïne qui les surpasse tous et s’amuse ouvertement de l’assassinat… Deathco déroule ses chapitres à un rythme endiablé, fort de son humour très… noir !

Après le feu d’artifice de cette mise à mort multiple qui passe par toutes les étapes d’un bon film à suspense un rien gore, entre explosions, couloirs sombres dissimulant une lame experte ou un nœud coulant, du poison vaporisé, retentissant de rires sadiques, etc… le dernier tiers du tome se focalise un peu plus sur la jeune Deathko.

Misanthrope au possible, cinglée, vivant recluse dans la cave d’un château de conte gothique, Deathko passe son temps à affirmer que rien ne l’intéresse, que le monde est pourri et à fabriquer ses gadgets donneurs de mort. La jeune adolescente est triste et mélancolique mais son humeur change du tout au tout dès qu’un nouveau contrat arrive. Le secret de qui elle est demeure mais on peine un peu à s’attacher à cette héroïne franchement bizarre qui ne vit que pour tuer.

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La puissance graphique déployée par Atsushi Kaneko fait corps avec la narration. Tout en noir et blanc sans trame ni dégradé de gris, Deathco s’éloigne des codes esthétiques du manga pour coller au style US du comic. Ce choix convient parfaitement au récit tant par ses incessants rappels au punk et au gothique que par sa mise en scène proche d’un bon story-board. La chasse, les assassinats, les face-à-face, l’entrée en scène des tueurs sublimée par celle de Deathko, chaque case découpe l’action et le suspense pour mieux conter cette sombre nuit. Les aplats noirs rendent idéalement le détail des chara-designs, des décors, jusqu’aux accessoires dont use l’héroïne pour tuer. Le tout fait l‘ambiance inouïe de ce titre volontairement différent et tourné vers un public international.

Au cœur d’un marché concurrentiel et débordé par l’uniformisation, Casterman s’efforce de dénicher des titres hors normes, élargissant l’offre et son lectorat. Démontrant que le manga présente une infinité de talents qui s’affranchissent des codes, Deathco promet de séduire le lecteur en quête de renouveau épicé et explosif.

Points forts : 
  • Manga qui sort du lot 
  • Influences comic US + + + 
  • Influences pop culture punk et gothique 
  • Narration sans temps mort 
  • Action + + + 
  • Humour noir + + 
  • Variété des personnages bien travaillés 
  • Héroïne franchement atypique 
  • Graphisme idéalement adapté au récit 
  • Chara-design soigné 
  • Mise en scène 
  • Édition française de qualité notamment avec pages couleurs 

Points faibles : 
  • Héroïne peu attachante pour le moment 


Verdict : Un Très Bon Tome !!! 


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