dimanche 17 avril 2016

Notre critique de « Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka »

Actu Manga, Akata, Critique Manga, Manga, Seinen,

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Dessinateur : Syoichi Tanazono
Scénariste : Syoichi Tanazono
Éditeur : Akata
Collection : Seinen
Genre : Société, Tranche de vie
Public : Tout public
Site officiel : Aucun
Sortie :  25 février 2016
Prix : 9,55€
Statut de la série : Terminée en 1 tome

Masatomo Tanahashi a du mal à suivre en classe et le jour où il ose le dire à sa maîtresse, il est à la fois giflé et définitivement marqué dans son esprit de petit garçon. Depuis, une véritable terreur s’empare de lui dès qu’il est question d’aller à l’école, lui déclenchant d’insupportables maux de tête, des cauchemars et le coupant des enfants de son âge. Toute son enfance commence à n’être rythmée que par les visites chez le psy, les interventions d’enseignants à domicile et les rares tentatives de renouer avec l’école. Malgré la gentillesse de certains enfants, la patience de ses parents et des profs particuliers, Masatomo devra lutter chaque jour, et pendant des années, pour ne pas sombrer, victime de son obsession de devenir un écolier normal mais incapable de passer outre ses angoisses. Son seul secours sera le dessin et surtout sa passion pour les personnages nés des mains du grand Akira Toriyama…

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Dragon Ball est une légende parmi les légendes du manga, et son créateur plus encore. Dans ce récit autobiographique, il devient la meilleure ressource d’un enfant martyrisé par des années d’incompréhension du système éducatif japonais.

On le sait, l’esprit de compétition est omniprésent au Japon et s’empare de l’éducation dès le plus jeune âge. Quel avenir alors pour un enfant qui, traumatisé par l’attitude révoltante d’une institutrice, tombe dans le cercle vicieux de la déscolarisation ? C’est à cette question que répond Syoichi Tanazono. Des adultes malveillants, on en a tous rencontré alors qu’enfant, on était forcément en position de faiblesse. Mais lire ces rencontres à travers le récit de Syoichi Tanazono est frappant : la moindre parole irréfléchie peut devenir obsession et douleur psychique pour un enfant. On peut regretter, en tant que lecteurs occidentaux, le manque de réaction parentale face à cette violence verbale qui ne fait qu’amplifier le problème et les angoisses du jeune héros. Mais on doit garder à l’esprit que ce récit se déroule au Japon, où les mécaniques de pensées sont différents, où les parents ne cherchent pas à l’extérieur les raisons du mal-être de leur enfant mais forcément dans leur façon d’être parent. Cela peut-être parfois vrai mais n’est pas le cas ici.

Victime des humeurs d’une institutrice, Masatomo développe une phobie de l’école qui va gâcher son enfance, l’isoler des autres enfants, le forcer à faire semblant d’être un autre pour tenter de passer outre ses peurs et finalement tomber sur des camarades plus cruels que les adultes, des instituteurs incapables… Sans être particulièrement malchanceux, Masatomo n’a pas rencontré beaucoup de soutien. Mais il a finalement croisé le chemin de gens qui ont été réellement à son écoute et l’ont encouragé à persévérer dans ce qui le gardait debout au quotidien : le dessin. Son admiration pour Toriyama sensei fut une porte vers l’avenir, et le rencontrer alors qu’il était adolescent et toujours hors du système scolaire lui permit de trouver sa voie. Peu importe de savoir quel était le niveau scolaire des plus grands maîtres du manga, ce qui est certain à la lecture de cette histoire, c’est que la passion du dessin sauve le petit Masatomo de la dépression et lui offre une seconde chance, en dehors du système, mais bien réelle. Elle prouve que quand on aime quelque chose, que l’on s’y consacre, on peut en faire quelque chose qui compte et peut même structurer son existence, au-delà de toute considération sociale. Une belle leçon de vie, une vérité personnelle exposée avec courage par Syoichi Tanazono qui fait forcément écho à un évènement que l’on a vécu dans son enfance : qui n’a pas souffert de l’attitude intolérante d’un enseignant mal dans son job ?

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Le trait de Syoichi Tanazono n’est pas typé seinen, il est régulier, plutôt rond et son chara-design, à quelques exceptions près, peu varié. Mais la force de l’expressivité des visages alliée aux planches qui passent du blanc au gris intense presque noir affirment haut l’emprise des sentiments négatifs ou positifs sur l’esprit et même le corps du petit Masatomo. Les environnements, intérieurs et extérieurs sont très présents et détaillés, ils jouent un rôle fort car sont directement liés au ressenti du petit héros. La mise en scène s’attache à démontrer clairement le cheminement de cet enfant qui se bat de toutes ses maigres forces de petit garçon pour vaincre ses peurs.

Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka est un petit bijou qui dépasse les frontières car il fait écho à l’enfant que l’on a été, à l’adulte que l’on veut être. Cette aventure si poignante est une publication réussie par Akata, à l’esthétique et la traduction impeccable, avec un bonus signé Toriyama sensei en personne et à la thématique universelle.

Points forts : 
  • Une histoire vraie et poignante 
  • Beaucoup de sensibilité dans le texte et le dessin 
  • 286 pages sans aucun ennui 
  • Réalisme + + + 
  • Ça nous rappelle à tous quelque chose de vécu 
  • Met en lumière un réel problème que beaucoup d’enfants vivent malgré eux 
  • Une belle leçon de survie grâce au dessin 
  • Personnage très attachant 
  • Dessin au service du récit à 200% 
  • Mise en scène réussie 
  • Édition française de qualité avec un bonus de choix 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!! 


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