jeudi 2 juin 2016

Notre critique du tome 2 de « Abyss »

Découvrez la critique du tome 2 de Abyss, une série de Ryuhaku Nagata disponible chez Soleil Manga.

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Dessinateur : Ryuhaku Nagata
Scénariste : Ryuhaku Nagata
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Seinen
Genre : Seinen, Horreur, Suspense
Public : Averti
Site officiel : Aucun
Sortie : 27 avril 2016
Prix : 6,99€
Statut de la série : En cours de publication

Même s’ils viennent de perdre Tani, le petit groupe de survivants s’est agrandi. Leur situation demeure dangereuse et tous cherchent un moyen d’avancer en quête d’une issue tout en échappant aux créatures avides de les dévorer. Pendant un court instant, Dan entend encore quelque chose dans le téléphone de Tani, une révélation terrifiante disant que le coupable de cet emprisonnement pire que l’enfer ne serait personne d’autre que lui-même ! Mais comment avouer ça aux autres ? Dan réfléchit et tente encore une fois de retrouver ses souvenirs, sans succès. Et puis le temps des réflexions manque : ils parviennent à un espace plus vaste dévoilant un bâtiment immense au cœur duquel Hiiragi perçoit des voix d’autres gens. Dan décide d’aller les aider avec Ikkun et Sakura...

On avance dans ce récit glauque aux accents de bons films d’horreur. Les très bons secrets qui font tout le spectacle et le plaisir de véritables trésors tels que Alien, le Huitième Passager, Silent Hill ou The Thing sont parfaitement mis en place et exploités dans ce second tome de Abyss.

Le huis clos dans un labyrinthe sinistre, dédale souterrain habité par des créatures aussi hideuses qu’affamées de bonne chair, décidées à agrandir leur communauté en contaminant les humains survivants et prenant parfois des allures repoussantes (amas de têtes auxquelles des pattes ont poussé…) connaît des rebondissements et surprises servis par des personnages déjà populaires ou entrant en scène avec panache.

Poussés par l’altruisme de Dan qui fait rapidement fi de ce qu’il vient d’entendre au téléphone (un peu dommage), le petit groupe se scinde en deux pour secourir d’autres prisonniers détectés grâce au trigger de Sakura. Rapidement isolés de leurs compagnons par des pièges tendus à dessein, Dan, Ikkun et Sakura osent le tout pour le tout et dénichent d’autres survivants : un excentrique, Mori, et un combattant hors pair, Ao. Seul Ao possède un trigger mais il s’en sert comme un pro, offrant une baston de premier ordre au lecteur. Ces deux là sont déjà occupés à sauver d’autres compagnons acculés par l’ennemi, une horde commandée par une créature femelle qui anticipe étrangement tous leurs mouvements et connaître les couloirs du labyrinthe mieux qu’eux. Bien qu’à part, le bâtiment se révèle être une ancienne prison US… Dan n’en croit pas ses oreilles !

Le mystère du lieu et du pourquoi ils sont là, quasi omniprésent, s’épaissit… Une seule certitude s’affirme, de minute en minute, on en veut à leur peau et de la pire façon qui soit ! Pendant une bonne partie du tome, Ao fait de l’ombre à Dan tant il se bat bien, de manière spectaculaire et pleine d’assurance, mais le jeune héros reste le favori du lecteur par sa générosité, son ingéniosité et son courage. Cette volonté sans faille fait de lui un combattant différent d’Ao mais tout aussi remarquable.

Malgré quelques flash-backs qui nous en apprennent un peu plus sur Sakura et Ikkun, beaucoup de questions demeurent à la fin de ce tome écrit de main de maître en respectant tous les codes du genre, y ajoutant plusieurs éléments pour nourrir le suspense tel qu’une notion de temps compté et de contamination qui transforme les humains en horreur sur pattes mais toujours conscientes. En conclusion du volume, la bonne vieille ficelle est là : un des nouveaux protagonistes promet la vérité sur l’Abyss, de quoi pousser le lecteur à lire la suite dès parution !

Le dessin de Ryuhaku Nagata respecte lui aussi les codes seinen propres au récit d’horreur : très encré, détaillé, avec beaucoup de soins dans le travail des décors, des expressions, des visages, un chara-design très avantageux des héroïnes, le dynamisme de la mise en scène et en cases fait tout le suspense et le frisson. On peut regretter les maladresses de chara-design qui fige parfois un peu trop les mouvements ou manque de souplesse mais l’ambiance est là et fait vite oublier ces erreurs graphiques.

En dépit de quelques défauts mineurs, les échos des autres seinen mettant en scène un groupe de gens retenus prisonniers pour un joyeux huis clos de massacre s’éloigne de plus en plus au profit d’une histoire qui a toute son identité et sait tenir son public en haleine !

Vivement la suite !!!

Points forts : 
  • Narration qui utilise parfaitement les codes du sienen d’horreur 
  • Suspense + + + + 
  • Personnages plus travaillés avec flash-backs intéressants, un point commun pourrait émerger 
  • Nouveaux protagonistes attrayants, ayant un rôle dans l’évolution du récit 
  • Action + + + 
  • Révélations qui ajoutent au mystère, de quoi faire durer l’histoire avec finesse 
  • Quelques rebondissements accrocheurs 
  • Dessin au service de la narration 
  • Rythme efficace 
  • Mise en scène + + + 
  • Travail équilibré décors glauques et chara-design 
  • Édition française sans faille 

Points faibles : 
  • Quelques maladresses graphiques 
  • Révélation angoissante de la fin du 1er tome, tombe à plat pour le moment 


 Verdict : Un Très Bon Tome !!! 


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