mercredi 21 septembre 2016

Notre critique de « God Eater : Resurrection »

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Lisez notre avis concernant God Eater : Resurrection
Éditeur : Bandai Namco Games
Développeur : Shift
Genre : Action
Version Testée : PlayStation 4
Autres Supports : PlayStation Vita, PC
Langue : Voix en anglais et texte en français
Multijoueur : Oui
Classification : +12 ans
Sortie en France : Août 2016
Prix Moyen : Offert avec God Eater 2 : Rage Burst

Test réalisé sur une version numérique de l'éditeur

Relativement peu connu en France, God Eater a grandi dans l'ombre du géant de Capcom, Monster Hunter. Reprenant le principe de chasse aux monstres, il s'émancipe rapidement de son modèle grâce à sa propre identité, tant visuellement qu'au niveau de son gameplay. God Eater : Resurection est un "remastered" de la version  sortie en 2011 en France, cette version étant elle-même une amélioration du jeu d'origine apparu au Japon en février 2010 sur PlayStation Portable. Disponible en "bonus" de l'achat d'une version physique ou digital de God Eater : Rage Burst 2, il est l'occasion parfaite pour découvrir l'univers de God Eater.


L'histoire débute en 2071 dans un Japon qui, comme le reste du monde, a été en grande partie détruit par d'étranges créatures nommées "Aragami". Dans l'optique de les éradiquer, une organisation internationale du nom de Fenrir est crée. Cette dernière utilise les cellules des Aragami pour fabriquer et manipuler des God Arcs, les seules armes capables de tuer une de ces créatures. Ceux qui décident de rejoindre Fenrir deviennent des God Eaters. Vous en incarnez  la Nouvelle Génération, une génération capable d'utiliser un God Arc sous une forme d'arme à feu mais également d'arme de combat rapprochée, contrairement à la génération précédente, limitée à une seule d'entre elles. En intégrante la Division Fenrir d'Extrême-Orient, vous vous engagez dans un combat pour la survie de l'humanité.

Derrière ce postulat de départ "post-apocalyptique", le jeu vous propose un scénario étoffé de nombreux détails, tant sur l'origine des Aragami que sur les relations entre les personnages. Il y a un réel effort porté sur l'écriture avec une volonté de donner au joueur l'impression d'être un élément charnier du groupe, tant par ses actions que par le soutien moral que son personnage apporte aux autres protagonistes.


De plus, le principe du God Arc offre aux joueurs un gameplay nerveux et riche en possibilités. En proposant de switcher entre une arme à distance et une arme de contact, le joueur peut ainsi varier les approches durant une mission et renouveler en permanence sa façon de jouer. Là où les armes à feu se différencient uniquement par leurs munitions et leurs portées, les armes de corps à corps changent complètement votre style de jeu avec six gameplay différents. Avec une épée courte, vous serez rapide et enchaînerez les attaques de façon à noyer votre cible sous les coups alors qu'un adepte du marteau sera  plus lent mais en contrepartie, ses dégâts seront plus conséquents. Jamais définitif, le choix de votre arme s'effectue avant chacune de vos missions, durant les préparatifs.

Loin d'être négligeable, ces derniers conditionneront grandement vos chances de survie puisque tous les Aragamis ont une ou plusieurs faiblesses élémentaires parmi le Brasier, le Gel, l'Eclair et le Divin. Vous devrez ainsi choisir en conséquence votre armement mais également votre défense puisque vous ne disposerez, comme pièce d'armure, que d'un bouclier, unique moyen de limiter les dégâts.


Autre point intéressant du jeu, son éditeur de munitions, complexe à maitriser mais néanmoins addictif. Pour simplifier, chaque arme tire ses propres cartouches et ces dernières peuvent être entièrement personnalisées, que ce soit avec le type d'impact, la courbe, l'angle, l'aspect du tir, l'élément désiré,etc. Tout est possible et permet à peu près toute les excentricités imaginables (une rapide recherche Youtube sur les balles les plus dingues créées par la communauté suffit à s'en convaincre). Bien que le jeu vous propose par défaut un ensemble de munitions, les dégâts qu'elles occasionnent resteront bien en dessous de ce qu'un joueur peut, avec de la patience et de la concentration obtenir.



Pour rester dans les subtilités du gameplay, il vous sera autoriser à un moment donné de personnaliser également vos armes/bouclier via l'ajout de "pièces détachées" pour un total de 4 effets possibles. Et dans une moindre mesure, vous pourrez aussi personnaliser les compétences de vos coéquipiers, facilitant ainsi l'obtention d'éléments de craft où tout simplement, renforçant leurs aptitudes en combat.

En parlant de matériaux, God Eater : Resurrection va titiller le "farmer" qui sommeille en vous. Chaque ennemi vaincu lâche, selon un pourcentage plus ou moins faible, des matériaux utiles à la conception/amélioration de vos armes, vital pour espérer vaincre des ennemis plus forts. Heureusement, pour éviter d'encombrer votre inventaire, les matériaux récupérés sont directement transféré dans votre réserve, cela dit, une méthode de tri ou de recherche aurait était appréciable tant il est fastidieux de faire dérouler la liste pour vérifier les pré-requis à la fabrication de tel ou tel élément, surtout vers la "fin" du jeu où votre réserve sera plus que pleine.


Un mot sur la réalisation du soft. Bien que certaines textures nous rappellent que le jeu était à l'origine, sur PlayStation Portable, l'ensemble est plus que satisfaisant. Que ce soit les personnages bien plus détaillées et modélisées qu'auparavant, les armes où les décors un peu plus fins et visuellement agréable, les développeurs ne se sont pas contentées du minimum et bien que le jeu ne tire pas pleinement parti du potentiel de la console, il n'en demeure pas moins agréable et fluide à regarder.

En ce qui concerne les Aragami,en plus de bénéficier d'une animation très réussie ces derniers sont de plusieurs espèces distinctes, une dizaine, chacune avec leurs origines. Mais vous ne rencontrerez pas uniquement dix différents, vous en rencontrerez beaucoup plus puisque toute sont déclinées en plusieurs variantes, de formes et de couleurs. Certes, cela peut faire sourire quand on compare ce bestiaire à celui d'autre licences mais même si les espèces d'origines et leurs variantes partagent des attaques similaires, le jeu a l'intelligence de ne pas nous faire affronter en boucle une espèce en particulier, ce qui atténue un peu le sentiment de redondance qui peut se faire ressentir.


En parlant des aspects négatifs du jeu, mentionnons la caméra qui aura parfois tendance à se bloquer dans un mur où dans une texture, vous obligeant à la replacer manuellemen et ce problème est encore plus fréquent lors de l'utilisation du lock automatique. De plus, sur certaines missions, le frame d'invincibilité (un court laps de temps d'une ou deux secondes après qu'un allié vous réanime et qui vous permet de vous remettre debout et en position en toute sécurité, une règle dans les jeux vidéo) n'existe tout simplement pas, ce qui signifie que l'Aragami vous frappe pendant l'animation, vous renvoyant immédiatement six pieds sous terre. Particulièrement énervant quand on sait qu'en plus, on n'est limitée en nombre de K.O possibles par missions. De même, l'éditeur de balles se révèle assez indigeste à utiliser et le manque d'explications précise à son utilisation forcera le joueur à se renseigner sur internet, la base de donnée intégrées au jeu ne survolant que les aspects basiques.


Pour finir, la partie sonore est de qualité, que ce soit sa bande-son hétéroclite, parfois rock, parfois pop voir techno, la musique s'enclenchera toujours au bon moment, accentuant l'intensité et l'épique des joutes. De même, de prime abord, un doublage intégralement anglais pour un jeu nippon peut passer pour une hérésie à bon nombre de joueurs mais force est de constater que dans le cas présent, c'est une réussite totale tant les doubleurs sont dans la justesse des émotions de leurs personnages. Il est juste regrettable que les visages ne bénéficient pas d'une expressivité aussi réussie.

Mais ces quelques défauts ne sont toutefois pas suffisant pour entacher le plaisir de jeu. God Eater : Resurrection est un portage plus que correcte, qui plus est, offert pour l'achat de God Eater 2 : Rage Burst, avec un univers post-apocalyptique prenant et une histoire captivante, le tout pour une durée de vie dépassant allégrement la cinquantaine d'heures de jeu. Idéal pour qui souhaitent s'initier/redécouvrir cette licence qui gagne à être plus connus sous nos latitudes.

Points Forts :
  • Le scénario, long et aux rebondissements multiples
  • La cohérence de son univers
  • La partie sonore (musique+doublage)
  • Durée de vie énorme
  • Un peu de fan-service
  • Gameplay accessible et riche
  • Possibilité de jouer en multi
  • Réalisation appréciable
  • Opening et ending classes
  • Traduit en français
  • Offert en bonus de God Eater 2 : Rage Burst
  • Cross save avec la Playstation Vita

Points Faibles :
  • Caméra
  • Manque d'explications pour l'éditeur de balles
  • Certains personnages un peu trop "clichés"
  • Assez répétitif
  • Bestiaire assez limité

Verdict : Un très bon jeu !!!


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