mardi 29 novembre 2016

Notre critique du tome 1 de « No Guns Life »


Dessinateur : Tasuku Karasuma
Scénariste : Tasuku Karasuma
Éditeur : Kana
Collection : Big Kana
Genre : Baston, Science-Fiction, Suspense
Public : Averti
Site officiel : Kana
Prix : 5,95€
Sortie : 21 octobre 2016
Statut de la série : En cours de publication

Une grande cité qui a survécu à la dernière grande guerre. Comme dans de nombreux grands centres urbains, un clivage énorme s’est installé entre les riches et les pauvres mais ici, les choses sont différentes : la multinationale Berühren domine tout et tout le monde. Sa fortune vient des innombrables commandes d’armement qui lui furent passées et grassement payées lors du conflit, plus encore parce que cette société à la pointe de la technologie a développé l’arme ultime ou le moyen de transformer de simples humains, soldats de chair et de sang, en vraies machines à tuer, chirurgicalement modifiés par des implants baptisés Extends. Leurs corps couplés à des extensions de mécanismes corporels a ainsi permis de démultiplier leur résistance à la douleur, leurs capacités et leur force physique. Mais une fois la guerre terminée, nombre d’Extends se sont retrouvés désoeuvrés, oubliés et jetés à la rue comme des rebuts inutiles. Parmi eux, Jûzô, un Extend de la première génération qui a subi de nombreux implants dont une tête en forme de revolver, bosse comme une sorte de détective et fait en sorte de régler les problèmes causés par les Extends. Ses missions lui rapportent peu, il est un type massif et son allure suffit généralement à calmer les plus retors, d’autant qu’il a une certaine réputation dans la rue… Mais cette vie à peu près simple est bouleversée lorsqu’il accepte d’aider un Extend poursuivit pour le kidnapping d’un enfant cobaye de Berühren en danger de mort. Aux abois, son semblable lui demande de protéger le gamin…


Dans la vague des seinen musclés à tendance SF, Kana parvient encore à dénicher quelques pépites dans la production nippone. No Guns Life T.1, dont la jaquette pouvait laisser croire à un énième manga de baston dans un contexte un peu bizarre qui n’aurait pour rôle que de camoufler un récit sans grande originalité, dément les pronostics premiers.

Evidemment, on ne plonge pas non plus dans l’absolue nouveauté. Avec un environnement urbain sans pitié qui insiste sur le clivage riches-pauvres, sur la proximité d’une guerre ravageuse qui, bien que terminée, a profondément traumatisé et transformé la société notamment par l’existence d’humains à moitié machines, on lit un terrain connu. Ajoutons à cela un complot fomenté par une entreprise qui a la main mise sur ce monde nouveau et vous me direz que cela vous rappelle quelque(s) chose(s). Ok… Mais on accroche.

D’abord parce que ces mélanges homme-machine sont visuellement frappants et originaux surtout chez le héros Jûzô avec sa tête de revolver et ses multiples autres extensions cachées dans tout son corps et que l’on découvre un chapitre après l’autre. Ensuite en raison du cliché bien remployé du détective privé avec son manteau long dans le dos qui lui fait comme une cape de super-héros, de sa clope au bec, de son corps massif et de son âme de justicier qui cache un passé trouble. Jûzô est l’incarnation du héros avec une gueule pas possible, le type qui n’a rien pour séduire les minettes mais qui séduit le lecteur. Il incarne son époque, ses semblables, une révolte sourde que l’on ressent rapidement dans les dialogues et qui pourrait bien être portée par le gamin qui l’appelle à l’aide.


L’horreur des traitements subis par cet enfant n’est pas surexposée, elle est simplement citée, le pathos n’est donc pas exagéré. On comprend bien que cet évadé qui a trouvé le meilleur allié possible sera le déclencheur d’une fin violente pour le règne de son bourreau, la multinationale Berühren. Malgré cette ambiance sombre, Tasuku Karasuma aime distiller un humour rafraîchissant qui tombe, inattendu, quand la tension est là… Jûzô qui court après ses clopes ou rougit face à la nudité des femmes, quand il ne détruit pas un immeuble en offrant à son jeune protégé une opportunité qu’il ne donne à personne…


Le graphisme est typique du seinen, rude, gras, détaillé, centré sur l’action, une chasse à l’homme musclée et les démonstrations de force de son héros, présentant son charisme sulime, une mise en cases rythmée et efficace et, vous l’aurez compris, un chara-design qui dépote. La superbe maîtrise dans le travail sur les décors urbains, souterrains, sombres, glauques, accentue l’inhumanité ambiante, le règne de la force brute, le dénuement d’une part de la population, la culpabilité du grand méchant Berühren et de ses sous-fifres.

Un parfum de Deadman Wonderland, une belle influence d’Akira ou encore de Ghost in the Shell avec un soupçon de City Hunter… Ce premier tome a tout pour séduire d'autant que Kana le propose à son prix anniversaire Kana de 5,95, offre découverte toujours sympa.

Points forts : 
  • Récit SF bien calibré 
  • Bases à la fois connues mais bien associées pour une histoire qui accroche 
  • Influences nettes de grands succès mangas mais utilisation bien personnelle par l’auteur 
  • Un héros qui a tout du héros, on l’aime tout de suite 
  • Mise en place des principaux éléments du récit rapide et claire 
  • Personnages et contexte bien construits 
  • Action + + + 
  • Rythme + + + 
  • Mise en scène + + + 
  • Graphisme 200% adapté au récit 
  • Chara-design original qui fait beaucoup pour le récit !! 
  • Édition française sans défaut 

Points faibles : 
  • Néant 


Verdict : Un Excellent Tome !!! 



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