dimanche 29 janvier 2017

Notre critique du tome 33 de « Higanjima »

Critique Manga, Higanjima, Manga, Seinen, Soleil Manga,

Critique Manga, Higanjima, Manga, Seinen, Soleil Manga,
Dessinateur : Koji Matsumoto
Scénariste : Koji Matsumoto
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Seinen
Genre : Fantastique, Suspense, Thriller
Public : Averti
Site officiel : Non
Sortie : 23 novembre 2016
Prix : 7,99€
Statut de la série : Saison 1 terminée en 33 tomes

La fin du terrible combat d’Akira s’amorce enfin : au prix de nombreuses blessures, il est parvenu à injecter à Miyabi la substance destinée à le rendre mortel. Mais il est épuisé, perd beaucoup de sang et n’a guère le temps de se réjouir car si Miyabi est devenu mortel, il n’est pas encore mort ! La force du seigneur vampire va au-delà de tout ce qu’Akira avait imaginé et son pouvoir de manipulation lui apporte de quoi combattre de nouveau et férocement… Akira est à bout, peut-il vraiment espérer abattre son ennemi juré alors qu’il se tient seul et mourant face à lui ?

Il en aura fallu du temps pour que ce 33e et dernier tome de la première saison de Higanjima nous arrive en version française ! On ne peut que saluer les éditions Soleil pour avoir tenu leurs engagements envers un lectorat certes restreint mais définitivement acquis à l’œuvre de Koji Matsumoto.

Aussi épais qu’un double volume, le tome sera pourtant source de déception pour les fans car la fin tant espérée n’en est pas une… Arrivé à mi tome, on réalise, amer, que cette fin n’est que le début d’un nouveau combat contre le terrifiant Miyabi ! Et ce n’est pas faute de lire des chapitres qui enchaînent suspense et rebondissements avec un Miyabi qui n’en a pas fini de renouveler le genre du méchant qui ne cesse de revenir à la charge face à un Akira qui, bien que saignant abondamment et de partout, se relève encore et encore. Aussi old school dans la conception de son scénario que dans esthétisme, cette fin sans fin reprend quelques défauts imperturbablement présents. Le plus flagrant est le gaspillage de doubles pages à chaque nouveau chapitre rappelant la fin du précédent. Certes, cette petite note est nécessaire à la prépublication mais sans saveur pour le lecteur du volume relié. De même, il en faut bien du temps à Miyabi comme à Akira pour frapper un coup après l’autre, langueur qui, assortie des remarques et onomatopées du petit démon vampire qui se contente d’être neutre, cause parfois plus de mal que de bien au suspense général. Mais quand on aime le old school, on s’y sent comme chez soi.

Le véritable défaut reste donc que ces interruptions et réflexions sur « que faire, comment faire ? » plombent le récit et accentuent la frustration ultime de constater que cette fin n’en est pas une. A noter que le parcours de publication française fut tel pour cette première saison que Soleil ne publiera sans doute pas les deux saisons suivantes.

Pour mieux regretter encore, la seconde moitié de ce double volume nous immerge dans Le Destin du Grand Frère, une suite d’histoires courtes créée à l’occasion de la sortie du film live et retraçant l’expérience vécue par Murata et Atsushi sur Higanjima. On n’en apprend pas beaucoup plus sur ces personnages pourtant phares mais on apprécie de les revoir au premier plan, alors que l’action ne manque pas et que leur destinée se met soudainement en marche pour le meilleur et surtout le pire ! Faute thématique ou non, Elle Sourit, la dernière histoire courte qui clôt le tome, n’a rien à voir avec Higanjima mais conte plutôt une manipulation psychologique sordide. Ainsi que Koji Matsumoto la présente dans un préambule, c’est sa première vraie histoire, celle qui lui a permis de remporter un prix et de sortir de ses petits boulots d’assistant. Comme il l’avoue lui-même, on y retrouve une grande négativité, une profondeur psychologique sombre qui reflète son état d’esprit de l’époque. Kidnappés puis séquestrés par de mystérieux malfaiteurs, des lycéens se retrouvent forcés de vivre ensemble dans un espace restreint, cinq garçons et une fille très belle… L’ambiance gagne en paranoïa et convoitise, les poussant au pire, à s’affronter les uns les autres pour une seule vraie raison : posséder littéralement la seule fille du groupe. La chute est aussi obscure que l’ensemble du récit mais explore les tréfonds des uns et des autres sans omettre l’aspect calculateur de l’héroïne qui fait froid dans le dos.

La patte graphique de Koji Matsumoto est particulière mais source de son succès. Qualifiée de old school, elle est toute en angles, traits et encrage puissants et sa mise en scène a quelque chose de figé. Le chara-design est bien vu dès qu’il s’agit des monstres mais parfois un peu trop semblable et seuls quelques éléments tels que les dents longues ou la couleur de cheveux permettent de différencier les personnages. Les visages rendent bien la tension tragique du combat ultime mais la mise en cases manque de rythme. On remarque d’ailleurs que ce style de mise en scène convient bien mieux à une histoire courte telle que la dernière, dénuée de baston, qu’à la bataille suprême opposant Akira à Miyabi.

Ce 33e tome tant attendu déçoit par la certitude révélée qu’il ne fait que clore une saison en annonçant une suite qui ne sera peut-être jamais disponible aux fans français. Les chapitres bonus n’apportent pas grand-chose à la série mais consoleront les fans de Matsumoto et de Higanjima.

Points forts : 
  • Combat final riche en suspense 
  • Nouvelle menace révélée assez bien vue, dans continuité du récit Miyabi a bien des surprises en réserve ! 
  • Rebondissements + + 
  • Action + + + 
  • Baston + + 
  • Récits en bonus pour compenser la fin 
  • Édition française sans défaut 

Points faibles : 
  • Une fin qui n’en est pas une… Déception ! 
  • Ensemble graphique old school qui plombe le rythme du combat 
  • Mise en scène figée 
  • Des histoires courtes en bonus mais sans grande saveur autre que pour les fans de la série ou de l’auteur 

Verdict : Un Bon Tome !!! 


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