dimanche 26 février 2017

Notre critique du tome 1 de « Overlord »

Critique Manga, Manga, Ototo, Overlord, Reki Kawahara, Seinen, Sword Art Online,

Critique Manga, Manga, Ototo, Overlord, Reki Kawahara, Seinen, Sword Art Online,
Dessinateur : Hugin Mayama
Chara-design : So-Bin
Scénariste : Satoshi Oshio
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Fantastique, Baston, Humour
Public : Tout public
Sortie : 4 janvier 2017
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

« Je m’appelle Ainz Ooal Gown […] me vaincre vous est impossible ». Il y a quelques jours encore, celui que l’on connaît dans tout Yggdrasil comme le seigneur Momonga, grand maître de la Guilde Ainz Ooal Gown mourrait sous les coups de ses ennemis, se faisant éjecter du meilleur DMMO-RPG du monde pour la énième fois. Mais cette nuit, le monde d’Yggdrasil va être définitivement supprimé. C’est pour rendre hommage à leur aventure commune dans ce jeu que les membres de la guilde devaient se réunir mais beaucoup ne se sont même pas connectés et les autres quittent l’ultime réunion avant l’heure fatidique, pour le plus grand dépit du créateur de Momonga. Lui décide de rester, parce qu’il aime ce monde comme s’il était réel, parce qu’il lui a consacré tant d’heures pour le créer, le faire vivre, y vivre une vie plus exaltante que la réalité… Il reste et constate que l’heure passée, il est encore là et Yggdrasil aussi ! Du moins le pense-t-il. Mais seuls les PNJ répondent présents. Alors que la situation devient plus claire pour lui, le créateur de Momonga, prisonnier du monde virtuel, commence à envisager qu’il pourrait devenir le maître absolu de cet univers qu’il connaît par cœur et aime par-dessus tout… Mais si ce monde n’était pas Yggdrasil ?

D’emblée, Overlord ne laisse aucun doute : ce sera une nouvelle série se déroulant dans un univers de jeu video ultra sophistiqué, un MMORPG comme on en trouve dans les récits de Reki Kawahara. A tort ou à raison, le succès de Sword Art Online inspire bien des publications à tel point que l’on peut se demander si cette multiplication de titres vaut l’original. Avec ce premier tome d’Overlord, on doute un peu mais il est difficile de trancher : si les premières pages placent le lecteur en terrain connu, le développement bouscule les partis pris, favorisant une narration franchement plus typé Fantasy.

Le fait de ne garder du personnage principal aucune information de sa réelle identité, de focaliser la narration sur son avatar, son amour du monde virtuel et ses manœuvres d’adaptation sans jamais faire allusion à un quelconque malaise de voir son esprit prisonnier d’un jeu video est déjà une très bonne façon de se démarquer des séries du genre. Pas à pas, alias Momonga redécouvre l’univers virtuel qui lui évoque Yggdrasil puisque, sans assistance extérieure au jeu, plusieurs éléments ont disparu : ses compagnons de jeu et alliés autres que les PNJ, l’accès à un inventaire ou des commandes spécifiques etc… Il doit donc, se familiariser avec les règles de ce nouveau monde, vérifier si certains pouvoirs fonctionnent encore et si les liens et les relations établis avec les PNJ de la Guilde perdurent. En quelques pages, le lecteur suit donc les pas du héros, entre incertitudes assez vite apaisées et dialogues souvent très amusants avec les PNJ. Une vérité se fait jour : ce n’est pas Yggdrasil et bien qu’en ce monde inconnu il ait retrouvé la guilde Ainz Ooal Gown avec sa forteresse (Tombeau de Nazarick), ses serviteurs, l’apparence et les pouvoirs de son avatar, il lui reste beaucoup à découvrir.

Une rapide exploration lui apprend que certains cherchent à imposer la loi du plus fort, et qu’ils ressemblent beaucoup à des monstres d’Yggdrasil. Ils se font appeler la Théocratie de Slane et jusqu’ici seuls les Guerriers du Royaume de Reestize leur opposait une résistance bien que le rapport de forces soit déloyal. C’est donc assez naturellement que l’on suit le raisonnement du héros : puisqu’il n’existe plus que lui comme seigneur de la Guilde la plus puissante, puisqu’il est resté très fort et qu’il peut compter sur ses PNJ, de vrais petits soldats aux capacités variées, qu’est-ce qui l’empêche de partir à la conquête de ce monde, d’en devenir le maître tout-puissant, bref de devenir quelqu’un ?

La thématique principale est installée, portée par un personnage à la fois mystérieux et charismatique. Il aime son nouveau monde et devient fermement décidé non seulement à s’en rendre maître mais surtout à s’opposer à toute entité qui souhaiterait le transformer en quelque chose de franchement sombre et vil.

A ses côtés, les PNJ sont aussi différents qu’amusants, suffisamment bien conçus pour séduire le lecteur et remplir de vrais rôles dans le récit. Sebas l’homme de confiance, et les gardiens des niveaux de la Guilde, tous de puissants guerriers : Albedo la séductrice dévergondée et pot de colle prête à tout pour son seigneur qu’elle aime follement, les jumeaux Aura et Mare, Shalltear Bloodfallen le vampire pur, Cocytus, et Demiurge. La fine équipe hétéroclite part donc non pour faire régner la paix mais déclarer la guerre aux oppresseurs. Sur son chemin, Momonga qui s’est rebaptisé Ainz Ooal Gown va rencontrer non seulement des ennemis qui lui rappellent des monstres combattus dans Yggdrasil mais aussi de potentiels futurs alliés. On savoure les accents comiques qui reviennent souvent tant dans les dialogues que dans le dessin, apportés par les PNJ lors de leurs disputes pour avoir les faveurs du seigneur ou bien lorsque notre héros, avec son physique très particulier de squelette doit se déguiser pour affronter les peuples de son nouveau monde sans les faire fuir.

Ce graphisme si étonnant en matière de chara-design du personnage principal n’est pas sans charme bien que celui des autres protagonistes soit assez standardisé. On reconnaît l’influence volontaire des créateurs de jeux vidéo nippon dans chaque entité oeuvrant au service du héros mais chacun des choix faits s’allie bien à leur rôle et à leur caractère. Les décors sont plutôt sporadiques, placés lors des changements de lieux afin de situer l’action mais rien de remarquable une fois que l’on a quitté les entrailles très dark fantasy de la base dite du Tombeau de Nazarick. La mise en scène soutient parfaitement la narration, passant aisément du comique à l’action, associant bien les dialogues avec le dynamisme de la mise en cases.

En réduisant les considérations existentielles de son héros à l’abandon total en une nouvelle forme de vie qui voit dans son état de prisonnier du monde virtuel une destinée grandiose s’offrir à lui, Overlord balaye rapidement le contexte DMMO-RPG du récit pour le reléguer derrière un fort accent proche de la pure Fantasy. Choix malin ou pas, ce sera au public d’en juger par la suite bien que le charme opère déjà en partie grâce à un héros qui en jette et à de nombreuses questions laissées en suspens.

Points forts : 
  • Base du récit connue mais qui évolue avec originalité 
  • Alliance contexte jeu video RPG et pure Fantasy 
  • Rapide entrée dans le récit Pas mal de pistes à suivre 
  • Équilibre humour, action, découverte d’un nouveau monde 
  • Récit dynamique 
  • Personnage principal charismatique 
  •  Personnages secondaires bien conçus 
  • Chara-design à la fois inspirés des jeux video et original pour le héros 
  • Mise en scène au service du récit 
  • Arrières plans en faible quantité mais qui plantent bien le décor 
  • Édition française de qualité 

Points faibles : 
  • Glisser du concept jeu vidéo vers de la pure Fantasy peut décevoir les fans du genre 

Verdict : Un Très Bon Tome !!! 

0 Commentaires :

Bienvenue sur Japan Touch

Notre dernière vidéo

Fourni par Blogger.

Suivez-nous sur Facebook et Twitter

Nos partenaires

Meilleur site d'actualité Manga, Anime, Jeux Vidéo, Cinéma, Goodies, Drama, J-Music et Japon Critiques mangas et séries d'animation Tests jeux vidéo japonais Tests jeux vidéo japonais
Black Box Taifu Comics
Delcourt / Tonkam
Casterman
Ototo
Anime Digital Network
Urban China
Ofelbe Éditions
Kotoji Éditions
Éditions Akata
Soleil Manga
Nobi Nobi

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Japan Touch © 2011 - 2017