dimanche 19 février 2017

Notre critique du tome 1 de « Perfect Crime »

Arata Miyatsuki, Critique Manga, Delcourt / Tonkam, Manga, Perfect Crime, Seinen, Yûya Kanzaki,

Arata Miyatsuki, Critique Manga, Delcourt / Tonkam, Manga, Perfect Crime, Seinen, Yûya Kanzaki,
Dessinateur : Yûya Kanzaki
Scénariste : Arata Miyatsuki
Éditeur : Delcourt / Tonkam
Collection : Young
Genre : Suspense, Thriller, Enquête
Public : Public averti
Site officiel : Non
Sortie : 18 janvier 2017
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

A la suite de plusieurs crimes étranges ne présentant aucune preuve tangible de violence et aucune arme du crime, un homme attire l’attention de la police de par sa présence répétée sur les lieux des crimes. Il se nomme Tadashi Usobuki et, lors d’un interrogatoire, ne nie aucunement être la cause de ces morts. Mais il affirme n’avoir pas physiquement agressé les victimes. Alors comment s’y est-il pris ? Usobuki explique le plus simplement du monde que ces gens sont morts de peur, de s’imaginer mourants sur la seule parole de leur bourreau : lui-même. Quelle que soit votre motivation, Tadashi Usobuki est à votre service pour réaliser le crime parfait !

« Il est mort de se croire mort ! », les connaisseurs de Marcel Pagnol se rappelleront cette petite phrase drôle et cynique à la fois, si vraie qu’elle prend corps dans ce manga avec malice et vérité. Le point de départ du duo de mangakas est de mettre en scène la doctrine de leur héros « démontrer au monde la faiblesse de l’être humain » par la force de l’esprit. Pour Usobuki, les humains sont à la fois stupides et fascinants, point de vue poussé à son paroxysme histoire après histoire dans ce tome 1 qui présente une suite de récits dont le seul lien est Usobuki et, peu à peu, l’inspecteur Tada.

Récit après récit, Usobuki exprime sa quête personnelle ou comment il entreprend d’accepter toute demande d’assassinat, pas seulement pour l’argent que cela lui procure (à tel point que cela paraît accessoire pour lui), mais surtout pour mener sa propre petite expérience : prouver que l’humain n’est guidé que par sa faiblesse, jusqu’à la mort. Pour ce meurtrier artiste, aucune arme n’est plus expéditive et sûre que sa force de persuasion sur l’esprit si faible de ses semblables. Haine, désir, jalousie, refus de soi et de sa vie telle qu’elle est, envie… Les pêchés sont nombreux et tous sont les moteurs des demandes d’assassinats qu’accepte ce héros pas franchement sympathique mais hautement charismatique.

Malin, sadique, Usobuki torture psychologiquement ses victimes désignées et parfois leur commanditaire, histoire de prouver aux yeux du monde que personne ne peut lui échapper ou échapper à son propre destin, à sa noirceur. Il en faut pour payer le meurtre de quelqu’un, souvent un proche, et Usobuki ne rate jamais l’occasion de faire comprendre par un ultime défi combien le désir de voir mourir l’autre peut empiéter sur la conscience, l’esprit et cet esprit ainsi torturé est la source de son pouvoir de vie et de mort. Il y a des millions de façons de provoquer la mort de quelqu’un dès lors que son esprit est persuadé qu’il est en danger, l’art d’Usobuki est de jouer avec cette tendance inhérente à chaque être humain, même le plus intelligent. Dépourvu de sentiment, ce héros mène donc une sorte d’expérience réelle à échelle universelle et aucune situation ne lui échappe.

Seul le jeune inspecteur Tada vient enrayer son succès, refusant de se laisser manipuler, faisant preuve d’une grande force mentale sans cacher son intention de le piéger un jour ou l’autre.

Si on peut regretter le choix narratif de faire un récit par chapitre, il est évident que cette entrée en matière met en avant les compétences si particulières du héros, sa manière d’être et de faire, de penser aussi. Et on ne peut qu’apprécier l’imagination très thriller d’Arata Miyatsuki. Le suspense est chaque fois au rendez-vous et bien qu’Usobuki ne soit en rien sympathique, son charisme est tel que le lecteur s’attache à ses pas assez facilement, ne serait-ce que pour tenter de percer LE mystère Usobuki !

La mise en scène de Yûya Kanzaki s’adapte case à case à la narration, souligne le suspense quand il faut, insiste sur le côté sombre des personnages au bon moment etc… Le chara-design est réaliste et particulièrement soigné pour ce qui est du héros : sinistre, secret, une sorte d’ange de la mort fait chair. Il fait peur tout en étant séduisant de par l’attractivité qu’il dégage. Le travail sur les expressions est impressionnant, il est le premier allié du scénario. Comme dans tout bon seinen, les environnements sont présents, assez variés et jouent un rôle dans l’atmosphère générale ou particulière à une situation donnée. Enfin, l’encrage est millimétré, appuie ainsi sur certaine cases et déroulement du récit de sorte de faire briller Usobuki et ses sordides actions !

Ce premier tome de Perfect Crime évite de nombreux pièges par des choix scénaristiques audacieux qui renouvellent le suspense chapitre après chapitre tout en s’appuyant sur un héros peu attrayant mais magnétique. La – bonne – surprise est là, réfutant les a prioris, surprenant le lecteur par un tableau bien noir sur la nature humaine.

Points forts : 
  • Parti pris original et audacieux 
  • Pur seinen
  • Suite de récits courts avec un personnage principal récurrent 
  • Héros antipathique mais charismatique, pari gagné 
  • Personnages secondaires bien traités même pour un chapitre 
  • Personnage de Tada amené à évoluer, opposé du héros 
  • Suspense + + + 
  • Thriller + + 
  • Mise en scène au service du récit 100% 
  • Chara-design réaliste, celui du héros est parfait 
  • Arrières plans bien travaillés, créent une atmosphère idéale 
  • Édition française soignée 

Points faibles : 
  • Les prochains tomes devront développer un récit plus long pour faire durer le plaisir 


Verdict : Un Très Bon Tome !!! 


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