jeudi 2 mars 2017

Notre critique du tome 1 de « Be My Slave »

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Dessinateur : Mika Sakurano
Scénariste : Mika Sakurano
Editeur : Soleil Manga
Collection : Shojo
Genre : Romance, Drame, Sexy
Public : Tout public
Site officiel : Non
Sortie : 8 février 2017
Prix : 6,99€
Statut de la série : En cours de publication

Azusa Yano est le type même de l’intello, la fille qui se cache derrière ses lunettes mais rêve en secret du grand amour en regardant à la dérobée le beau Kaoru sans jamais lui adresser la parole. Elle a peu d’amis et s’occupe de la bibliothèque du lycée à ses heures perdues. Car Azusa a un secret, elle aime lire des romans érotiques. Est-ce parce qu’elle est plus mature que la majeure partie des filles de son âge ? La question demeure pour elle mais elle est certaine que si cela se savait, elle n’aurait que des ennuis. Jusqu’au jour où Kaoru découvre son secret ! Loin de se moquer franchement d’elle, il entreprend au contraire de lui faire découvrir la réalité de ce qu’elle a lu… Incapable de repousser celui auquel elle rêve, Azusa devient jour après jour l’esclave des attouchements de plus en plus poussés de Kaoru. Bien que ne devenant pas officiellement sa copine, cette situation semble suffire à la jeune fille jusqu’au jour où elle apprend que Kaoru serait amoureux d’une autre…

« Celui qui tombe amoureux est le plus faible. »
Les shojos qui abordent l’éveil à la sexualité sont rares mais commencent à éveiller la sphère manga qui reléguait ce genre de récit au josei, et encore... Bien que Be My Slave commence de manière surprenante, on s’achemine doucement vers une histoire d’amour qui pourrait dépasser l’attirance physique et le désir.

Le choix de Mika Sakurano est plutôt audacieux. Avec intelligence, elle place une héroïne incarnant toutes les adolescentes de son âge, jeune fille qui s’interroge sur l’amour et tous ses aspects, qui imagine la sexualité à travers le fantasme des autres. Timide, Azusa n’irait pas poser des questions aux autres filles de son école ou à ses rares copines, elle préfère demeurer dans le confort de l’imaginaire, que ce soit sur l’amour, le sexe ou sur Kaoru, le garçon qu’elle aime en toute discrétion. Mais elle n’est pas laide, cherche inconsciemment à se rapprocher de lui ou du moins à être remarquée par lui. Et lorsque cela se produit, Kaoru prend les devants. Ensuite, ça va assez vite mais sans incohérence dans la narration. Le temps s’écoule rapidement d'un chapitre à l'autre, cela se voit aux décors, aux uniformes, aux coupes de cheveux, à tous les petits détails travaillés par la mangaka afin d’éviter de présenter une aventure sexuelle puis amoureuse qui brûlerait les étapes de manière irréaliste. Car il est crédible de voir ces deux personnages se rapprocher et explorer d’un commun accord leur sexualité.

Si la fascination d’Azusa pour Kaoru associée à sa passivité peut surprendre, elle ne dénote pourtant pas compte tenu du caractère de la jeune fille. De même, Kaoru est à la fois curieux de ce corps féminin et semble chercher une consolation auprès de cette jeune fille consentante faute de pouvoir toucher le cœur de la femme adulte qui occupe ses pensées. Par envie, par amour, par vengeance, par curiosité… Toutes les motivations se reflètent dans les rapports physiques de plus en plus poussés et osés qui unissent peu à peu Azusa et Kaoru.

Et l’amour dans tout ça ? Il est là pour Azusa et c’est la crainte d’être rejetée qui la rend si servile. Persuadée qu’elle n’a rien d’une fille faite pour ce beau garçon, elle accepte d’être son jouet pour le garder auprès d’elle, pour devenir et rester spéciale à ses yeux. Kaoru est rongé par un amour impossible et semble se plaire dans une consolation physique sans conséquences avec Azusa. Pourtant, à mesure que les mois se succèdent, il commence à changer vis-à-vis d’Azusa, à espérer qu’il n’est pas qu’un partenaire sexuel pour elle. Au final, qui est l’esclave de qui ? Le suspense demeure…

Le trait de la mangaka bien que très pointilleux dans la mise en scène des jeux sexy auxquels se livrent ses héros, demeure très sobre et typé shojo. Les gros plans sur les visages exploitent chaque instant du récit, du plus chaud au plus dramatique. Le chara-design n’a rien de très original, il remplit son rôle. Il y a peu de décors mais on remarque que de nombreux détails sont glissés afin de souligner le temps qui passe, le changement de saison.

Be My Slave surprend un peu dans le paysage trop lisse du shojo, il aborde une thématique peu courante avec franchise et sans jamais choquer. Les adolescents auxquels nos sociétés parlent souvent de la sexualité sous le prisme de la prévention et de la reproduction mais trop rarement de sexe ou de désir pourraient bien trouver dans des titres tels que celui-ci des réponses qui vont au-delà des conventions et du silence emprunté des adultes.

Points forts : 
  • Une thématique délicate bien abordée 
  • Une narration équilibrée 
  • Personnages bien conçus, sympathiques et réalistes 
  • Bon mélange éveil à la sexualité et romance naissante 
  • Dessin adapté au récit 
  • Codes shojos respectés 
  • Mise en scène + + + 
  • Détails qui nourrissent l’histoire dans le temps 
  • Édition française sans défaut 

 Points faibles : 
  • Azusa est un peu trop passive peut-être mais cela peut changer par la suite 

Verdict : Un Très Bon Tome !!!

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