dimanche 25 juin 2017

Notre critique du tome 3 de « Overlord »

Critique Manga, Manga, Ototo, Overlord, Seinen,

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Dessinateur : Hugin Mayama
Scénariste : Satoshi Oshio
Éditeur : Ototo
Collection : Seinen
Genre : Science-Fiction
Public : Averti
Contenu : 148 pages
Sortie : 19 mai 2017
Prix : 7,99€
Statut de la série : En cours de publication

Toujours à la recherche des ravisseurs de Nfirea, Momonga et Narbeal s’aventurent au-delà de la protection du portail et s’apprêtent à affronter une armée de morts-vivants. Mais quoi de plus facile pour le maître de la mort ? Momonga préfère laisser ce menu fretin à ses propres créations immortelles et approche du repaire de ses proies. Le combat s’engage alors entre Narbeal et Khajiit d’un côté et entre Momonga et la terrible Clémentine de l’autre. L’ancienne membre des Saintes Ecritures des Ténèbres aussi puissante que les Héros se s’en laisse pas compter et s’amuse à provoquer Momonga. Ce dernier préfère favoriser sa mission première qui est d’obtenir des informations sur ce monde qui lui demeure inconnu. Mais après un temps d’observation et parce que le temps presse autant que l’ennui, il ordonne à Narbeal de révéler sa véritable force. Clémentine et Khajiit font alors l’expérience de la véritable majesté des habitants du Tombeau de Nazarick !

Suite immédiate du volume précédent, ce tome 3 pousse Momonga sur les traces de ses premiers vrais adversaires, cruels et ambitieux à souhait. Mais qui peut être plus ambitieux que l’aspirant Overlord, celui qui fut autrefois le chef de la Guilde la plus puissante et la plus crainte de tout Yggdrasil ?

Sur ce terrain, Momonga demeure le plus fort ! Après une nouvelle démonstration de son pouvoir de mage qui invoque des soldats morts-vivants de classe supérieure pour le débarrasser de la piétaille ennemie, Momonga s’amuse littéralement des tentatives déployées par son adversaire pour l’abattre. Clémentine est pourtant un adversaire de choix : elle est sadique, a un lourd passé, aime le sang et le pouvoir, ne cache rien de ses sombres desseins. Tout ce qu’il faut pour énerver un justicier. Mais voilà, Momonga n’est pas un justicier, ce qui le pousse n’est pas tant la volonté de sauver Nfirea que de passer une étape cruciale pour atteindre son but de conquête. Il engage donc le combat comme une expérience devant lui apporter des réponses à son futur rôle de légende vivante, des clés pour connaître un peu mieux le monde dans lequel il a atterri. Il teste, questionne Clémentine sans baisser sa garde et sans effort apparent.

De son côté, son serviteur Narbeal affronte un ennemi tout aussi agaçant de par son excès d’ego et de confiance. Après de nombreuses hésitations et autres esquives, elle est visiblement satisfaite de pouvoir déployer toute sa force contre ce rat qui, d’un coup, se tait de peur et de surprise !

Momonga n’est pas un héros sans peur et sans reproche et la dernière vision qu’il offre à Clémentine l’affirme : il n’est pas un bon samaritain venu secourir le jeune herboriste magicien, il court après la renommée pour servir son projet de faire de Nazarick le point de mire d’un règne absolu avec pour seul souverain lui, l’Overlord, dont le nom pourrait atteindre ses anciens alliés qui le rejoindraient. Devenir une légende vivante, le maître de tous, oubliant sa vie réelle de banal employé de bureau, Momonga réinventé, ressuscité, aurait enfin ce à quoi il a secrètement aspiré pendant ses années de participation au jeu Yggdrasil.

Les étapes de chaque combat offrent un suspense mesuré car on perçoit rapidement que la victoire ne peut échapper à Momonga ou Narbeal mais on aime voir leurs ennemis se noyer dans leur confiance aveugle, user de leurs pouvoirs et d’invocations spectaculaires. Le dernier chapitre présente le savoir-faire vampirique d’un autre serviteur de Momonga, la diablesse Shaltear, en quête de renseignements pour son maître et faisant peu de cas de la vie d’autrui dès lors qu’ils ne lui apportent plus rien…

Le dessin affiche une qualité identique à ce que l’on a découvert dès le 1er tome, assaisonné d’une maîtrise idéale de l’encrage puissant qui rend très bien l’atmosphère de combats nocturne, en forêt auréolée de maléfices. Les dragons squelettes invoqués par Khajiit sont impressionnants de même que la flamboyance des coups échangés. Le rythme des déplacements et des cases est soutenu, assurant un parfait soutien à la narration. Le chara-design des nouveaux venus n’est pas follement original mais on apprécie le côté sexy de Clémentine, le genre sorcier aigri de Khajiit et l’apparente brutalité des invocations de Momonga. L’absence de visibilité du visage du héros est compensée par les expressions bien travaillées des autres et par une apparition finale très… féroce de sa tête de squelette !

On frisonne, on bondit, Overlord n’a pas fini de dévoiler les plans d’un héros qui agit et ne pense que pour ses intérêts, même lorsqu’il lui arrive de faire quelque chose de bénéfique pour autrui. Du très bon seinen !

Points forts : 
  • Suite dynamique à 100% 
  • Héros qui détonne : il agit d’abord pour ses intérêts et peut être aussi cruel que ses ennemis 
  • Humour + + 
  • Personnages secondaires efficaces 
  • Suspense + 
  • Baston + + 
  • Équilibre comédie-baston-dark fantasy RPG 
  • Graphisme au service du récit 
  • Mise en scène et en cases dynamique 
  • Édition française réussie 

Points faibles : 
  • On ne peut pas vraiment être surpris du dénouement du combat, on sait d’avance qui vaincra 

Verdict : Un très bon tome !!! 

  

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