dimanche 17 septembre 2017

Notre critique du tome 1 de « DanMachi - La Légende des Familias »

Critique Manga, DanMachi, Manga, Ototo, Shonen, Kunieda, Fujino Omori,

Critique Manga, DanMachi, Manga, Ototo, Shonen, Kunieda, Fujino Omori,
Dessinateur : Kunieda
Scénariste : Fujino Omori
Éditeur : Ototo
Collection : Shonen
Genre : Humour, Fantastique, Baston
Public : Tout public
Site officiel : Non
Sortie : 8 septembre 2017
Prix : 6,99€
Statut de la série : En cours de publication

Au sein de la cité d’Orario, les dieux se sont mêlés aux humains, abandonnant leurs pouvoirs pour inviter ces derniers à les servir au sein de guildes, et bien des gens rêvent d’être des aventuriers accomplis. La fortune attend les plus téméraires, capables d’affronter les monstres du donjon qui, une fois morts, rapportent des pierres précieuses à celui ou celle qui l’aura abattu. A chaque niveau ses catégories de créatures qui sont de plus en plus coriaces à mesure que l’on s’enfonce dans le donjon. Mais ce n’est pas l’appât du gain qui motive le jeune Bell Cranel et ce même s’il appartient à la plus pauvre des Guildes, celle de Hestia, dont il est encore le seul membre. Non, son grand rêve est d’être un vrai héros, qui sauve les belles demoiselles en détresse et les fait ainsi tomber dans ses bras. Mais finalement, c’est lui qui est sauvé in extremis par un superbe épéiste déjà légendaire, Aiz Wallenstein. Poussé par sa déception d’avoir été si faible face à celle qui occupé désormais toutes ses pensées, Bell se promet de devenir plus fort mais n’imagine pas un instant que ses efforts vont dépasser tout ce qui existe, éveillant un étrange pouvoir qui pourrait devenir la cible de toutes les divinités d’Orario…

Ce premier tome de l’adaptation manga de DanMachi annonce une belle réussite. Certes, la simplification nécessaire au format manga ôté pas mal d’éléments du Light Novel original mais l’essentiel est là, bien mis en place a fil des pages, offrant eu lecteur néophyte de cet univers une immersion sans fausse note et immédiate.

Nous voici donc la cité d’Orario, emplie de divinités de tous bords, qui, par ennui dans le confort de leur existence si privilégiée, sont descendues parmi les Humains, abandonnant même la suprématie de leurs pouvoirs histoire de corser le jeu, pour devenir les nouveaux leaders de celles et ceux qui rêvent de richesse et de puissance. Chaque dieu a donc une guilde dont il est le maître puisqu’il offre une partie de ses capacités magique à ses disciples, lesquels usent de ces dons pour s’aventurer dans les méandres du mythique donjon gavé de monstres. L’enjeu est de tuer les créatures pour ensuite récupérer sur leurs dépouilles des pierres précieuses qui apportent fortune à la guilde et renommée à ses membres. Bien entendu, cette chasse aux pierres n’est pas l’unique bénéfice car une fois affublé de la bénédiction d’une divinité, les membres de sa guilde engrangent expérience sur expérience, gagnant en puissance et approchant le statut de héros.

La mise en place de ce contexte se superpose au quotidien de Bell et à sa dernière mésaventure en date, proposant une rare fluidité dans un récit qui exige de nombreuses explications pour bien installer le récit. On découvre donc simultanément le héros de l’histoire ainsi que sa petite déesse toute mignonne, les différents habitants de la cité dont le rôle prend peu à peu de l’ampleur et le tout est bien ancré dans la découverte de l’univers complet de DanMachi. Seule exception, la finalité de cette course à la puissance par les aventuriers reste à découvrir…

On sait que Bell agit un peu pour séduire les filles, un peu pour assurer la survie de la guilde et de Hestia et un peu parce qu’il a trouvé une raison de vivre et surtout une famille en intégrant une Familia. Sa volonté, décuplée par l’humiliation d’avoir été secouru par celle qu’il aurait aimé secourir, le pousse à multiplier les risques, augmentant très rapidement ses capacités et corsant le récit. On comprend peu à peu que ses progrès fulgurants ont déclenché quelque chose d’inédit en lui, dont il n’est pas conscient mais qu’Hestia a ressenti. On envisage aussi très vite que cette petite déesse si familière avec sa seule recrue a plus qu’un faible pour lui et n’apprécie guère l’engouement de Bell pour l’exceptionnelle Aiz Wallenstein. Mais une histoire d’amour entre un humain et sa déesse est-elle possible ? Enfin, tout ceci ne serait pas très original si les efforts de Bell ne déclenchaient pas les prémices d’une lutte entre divinités pour un pouvoir bien précieux et encore balbutiant dans le corps de ce jeune héros…

Chaque personnage est intéressant. Bell est le type même du héros de shonen en devenir, celui qui doit encore grandir ses épreuves qui l’attendent mais ignore ce qu’est le renoncement. Facilement impressionné par le beau sexe, Bell a un grand cœur et ne sait visiblement pas dire non à une jolie fille. Aveugle à l’attachement grandissant que lui voue Hestia, il devra peut-être affronter le pire pour s’en apercevoir. La petite Hestia est aussi adorable que pulpeuse, complètement amoureuse de Bell et franchement déterminée à l’aider même si cela lui apporte l’attention de sa principale rivale. Viennent ensuite Aiz et ses compagnons de Guilde, plutôt orgueilleux, la guide de Bell et accessoirement du lecteur dans tout ce qui relève du fonctionnement d’Orario et du donjon, Eina, et les divinités Loki, Héphaïstos et Freya. Qui sera un allié et qui sera l’ennemi d’Hestia dans son désir d’aider et de protéger Bell ? La suite nous le dira !

Le trait de Kuneida reprend le chara-design mis en place par Suzuhito Yasuda pour les illustrations du Light Novel. Ainsi, plus que remarquable, le style adopté pour définir chaque personnage comme habitant d’un monde fantastique est plus fonctionnel qu’original. On reconnaît sans mal chaque protagoniste à la codification de son allure et de son visage qui se veulent propre à son caractère et à son rôle dans le récit. Le dynamisme des scènes de combat dans le donjon est idéal de même que la mise en cases présentant les déambulations de Bell dans Orario. On découvre ainsi des décors soucieux de situer les scènes dans un environnement médiéval fantastique assez classique et des monstres tout aussi peu surprenants pour le moment, Bell n’affrontant pas encore le pire du genre. L’humour est tout aussi bien représenté lorsque Bell laisse libre court à sa naïveté ou qu’Hestia se chamaille avec les autres divinités.

Qu’il connaisse le Light Novel ou non, le lecteur est déjà séduit par ce 1er tome de la version manga DanMachi - La Légende des Familias. Avec son univers riche, fort de personnages originaux et attachants, ce manga promet sa dose de magie, de suspense et d’héroïsme comme on les aime !

Points forts : 
  • Version manga d’un Light Novel à succès réussie d’emblée 
  • Tous les éléments importants pour introduire le récit sont présents 
  • Équilibre découverte de l’univers de DanMachi et de ses héros 
  • Personnages principaux attachants à 200% 
  • Personnages secondaires avec un rôle à jouer 
  • Problématique liée à l’évolution de Bell bien mise en avant 
  • Suspense + + 
  • Action + + 
  • Humour + + + 
  • Dynamisme du récit + + + 
  • Dessin au service de l’histoire 
  • Mise en scène et en cases énergique 
  • Chara-design codifié mais efficace 
  • Arrières plans réussis 
  • Édition française de qualité 

Points faibles : 
  • On ne nous dit pas quelle est la vraie finalité de cette course à l’héroïsme au sein du donjon… 

Verdict : Un très bon tome !!!


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